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Des armes fournies aux rebelles syriens sont tombées aux mains de l’ÉI

Des armes fournies aux rebelles syriens sont tombées aux mains de l’ÉI

Des armes fournies aux rebelles en Syrie, notamment par les États-Unis et l’Arabie saoudite, sont tombées aux mains des jihadistes du groupe État islamique (ÉI), dévoile un rapport de l’ONG Conflict Armament Research (CAR) consulté jeudi par l’AFP.

Des armes fournies aux rebelles syriens sont tombées aux mains de l’ÉI
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Des armes fournies aux rebelles en Syrie, notamment par les États-Unis et l’Arabie saoudite, sont tombées aux mains des jihadistes du groupe État islamique (ÉI), dévoile un rapport de l’ONG Conflict Armament Research (CAR) consulté jeudi par l’AFP.

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Des armes fournies aux rebelles syriens sont tombées aux mains de l’ÉI

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Des armes fournies aux rebelles en Syrie, notamment par les États-Unis et l’Arabie saoudite, sont tombées aux mains des jihadistes du groupe État islamique (ÉI), dévoile un rapport de l’ONG Conflict Armament Research (CAR) consulté jeudi par l’AFP.

Après sa montée en puissance fulgurante en 2014 et la conquête de vastes territoires, l’ÉI est aujourd’hui sur le point de s’effondrer en Syrie, et l’Irak a récemment proclamé la «victoire finale» sur l’organisation jihadiste.

Dans un rapport publié au terme de trois ans de recherches sur le terrain, l’ONG CAR analyse l’armement utilisé par l’ÉI, en se basant sur un échantillon de 40 000 pièces.

«La fourniture internationale d’armes aux factions du conflit syrien a augmenté de manière significative la quantité et la qualité des armes dont disposait l’ÉI», indique le rapport.

Selon CAR, Washington et Ryad ont fourni des armes «apparemment à des forces de l’opposition syrienne». L’ONG explique ainsi que dans la plupart des cas, les États-Unis n’avaient pas le droit d’envoyer aux rebelles cet armement obtenu auprès de fournisseurs européens, notamment en Roumanie et en Bulgarie, en vertu des accords signés qui interdisent au pays acheteur de transférer ce matériel sans autorisation préalable.

«La fourniture de matériel (militaire) dans le cadre du conflit syrien, par des parties étrangères -notamment les États-Unis et l’Arabie saoudite- a indirectement permis à l’ÉI d’obtenir des quantités substantielles de munitions antiblindage», poursuit CAR.

Sans détailler les circonstances qui ont permis aux jihadistes d’obtenir cet armement, le rapport explique toutefois que les combattants de l’ÉI ont parfois pu s’emparer de ce matériel «en le capturant sur le champs de bataille».

Le rapport de CAR vient aussi conforter l’idée selon laquelle l’ÉI «a initialement capturé la plupart de son matériel militaire auprès des forces du gouvernement irakien et syrien», une partie de l’armement utilisé par les jihadistes étant identique à celui des troupes des deux pays.

L’ÉI ne contrôle plus aujourd’hui que 5% du territoire syrien. Les jihadistes tiennent encore quelque villages dans la province de Deir Ezzor (est), ainsi que des poches dans les provinces de Homs et Hama (centre).

Il maintient une présence dans deux quartiers périphériques de Damas, et des combattants affiliés à l’ÉI sont actifs dans la province de Deraa (sud).

Déclenché en 2011 avec la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 340 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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