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Des révélations sur les coulisses des accords franco-saoudiens…   

Des révélations sur les coulisses des accords franco-saoudiens…  

Un militant saoudien de renom a tenu à révéler les coulisses des récents contrats d’armement signés entre la France et l’Arabie saoudite, faisant état du vol des biens publics par le prince héritier Mohammad Ben Salman et des pétrodollars dépensés dans le cadre des accords en armement.

Le célèbre activiste saoudien Moujtahid a écrit sur son compte Twitter : « Le programme du Premier ministre et du ministre français de la Défense, à Riyad, consiste à compléter les accords préparés, au cours de ces derniers mois, par Mohammad Ben Salman ». Il a ajouté que les frais généraux des accords de Ben Salman avec la France s’élevaient à 50 milliards de dollars. Ils portaient sur l’achat de frégates, de navires à grande vitesse, de satellites d’espionnage et de drones.

Pour respecter la mauvaise situation économique saoudienne due à la chute des prix du pétrole, la France a accepté le paiement sur trois ans de ces accords, ajoutant bien sûr des bénéfices sur l’ensemble de ces contrats. « A la place des Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, Mohammad Ben Salman a choisi la France, car l’Etat français autorise la signature sans supervision de grands contrats », a dit ce militant saoudien qui a poursuivi : « Le plus surprenant c’est que la France a évolué la structure ODAS (La Société française d’exportation de systèmes d’armes), à la demande du prince héritier saoudien, car la structure de cette société complique et prolonge le processus de la vente ».
Cette société ne permet pas la signature de contrats étrangers à son insu, et elle a été fondée dans le but de prévenir tout désordre et rivalité insalubre entre les industriels de l’armement français. Moujtahid a souligné qu’en raison du ralentissement des travaux à OADS, Ben Salman avait rencontré des difficultés, concernant l’application de ses accords, menaçant, donc, la France d’abandonner ces contrats. Paris a, donc, décidé d’imposer des changements au sein de la structure de cette société, en vue d’attirer la satisfaction de Ben Salman.
Selon cet activiste saoudien de renom, alors que le roi d’Arabie saoudite a exigé, dans une lettre, l’application de la politique d’austérité économique, Ben Salman ne cesse de signer des contrats aux montants pharamineux, dirigeant le pays vers l’enfer. Il a souligné que la guerre au Yémen avait une part de 50% dans ces contrats et que les autres ne visaient qu’à camoufler le pillage de la richesse du pays, car les frais réels ne dépassaient pas un quart du chiffre annoncé.
Citant ses sources au ministère saoudien de la Défense, il a déclaré qu’il fallait ajouter à ces frais, de 100 à 200 milliards de rials saoudien pour la mise en dépôt, le lancement, la préservation, la formation, les pièces de rechange et les services d’appui aux entreprises. Les détails des contrats d’armement entre l’Arabie saoudite et la France comprenant l’achat des hélicoptères d’Airbus seront mis au grand jour, à l’avenir, toujours selon ce militant saoudien de renom.
Afrique Rédaction avec IRNA

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