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Donald John Trump Jr gagne haut la main la présidentielle US 2016. Une très grande victoire contre l’establishment républicain et washingtonien

Donald John Trump Jr gagne haut la main la présidentielle US 2016. Une très grande victoire contre l’establishment républicain et washingtonien

Donald John Trump Jr gagne haut la main la présidentielle US 2016. Une très grande victoire contre l’establishment républicain et washingtonien
Summary:
Natif de Queens, dans l’État de New York, le magnat de l’immobilier Donald John Trump Jr a remporté la présidentielle américaine. Il devient, ainsi, le 45e président des États-Unis d’Amérique. Il a acquis avec panache cette victoire électorale au détriment de la Sénatrice de New York Hillary Diane Rodham Clinton.

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Donald John Trump Jr gagne haut la main la présidentielle US 2016. Une très grande victoire contre l’establishment républicain et washingtonien

 

Natif de Queens, dans l’État de New York, le magnat de l’immobilier Donald John Trump Jr a remporté la présidentielle américaine. Il devient, ainsi, le 45e président des États-Unis d’Amérique. Il a acquis avec panache cette victoire électorale au détriment de la Sénatrice de New York Hillary Diane Rodham Clinton.

Il s’agit là d’une victoire personnelle de Donald John Trump Jr contre l’establishment du parti républicain. Force est de souligner que celui-ci avait refusé de l’appuyer lors de la Convention de Cleveland du 18 au 21 juillet 2016, consacrant son investiture par les délégués. C’est, aussi, une victoire personnelle contre le parti démocrate pour n’avoir pas engagé de sommes d’argent considérables dans le domaine de la publicité en vue d’accrocher le vote du public dans chaque Collectivité fédérée. C’est, à vrai dire, une victoire éclatante contre la majorité des entreprises de presse et des instituts de sondage. Chargés de façonner l’opinion publique, ceux-ci avaient gavé les Américains d’une victoire irrévocable de la Candidate démocrate.

Ce qui est clair, trois facteurs clés expliquent pertinemment la défaite de la Sénatrice Hillary Diane Rodham Clinton. Il y a, d’abord, la désaffection du vote des minorités hispaniques et africaines-américaines normalement acquises au parti démocrate. En effet, ces deux communautés courtisées lors de scrutins n’ont pas réellement apporté toutes leurs voix électorales à l’ex-première dame et ex-secrétaire d’État.

Ensuite, les partisans du Sénateur de Vermont, le Socialiste Bernie Sanders, ne se sont point massivement mobilisés en faveur de la Sénatrice de l’État de New York. Ceux-ci ont bel et bien refusé d’appuyer l’ex-première dame et ex-secrétaire d’État en raison de ses liens visiblement rapprochés avec Wall Street. En effet, la candidate démocrate symbolise le statu quo. Elle incarne, en réalité, cette élite politique qui entretient des accointances étroites, des relations de copinage avec le monde très feutré des affaires qui l’a soutenue envers et contre tout.

Enfin, la défaite d’Hillary Diane Rodham Clinton pourtant pressentie première femme à la tête des États-Unis d’Amérique s’explique par le fait qu’elle a mené une campagne électorale on ne peut plus défaillante. À preuve, elle a été obligée de faire rapidement appel à nul autre que le populaire couple présidentiel Obama au cours de la dernière semaine de campagne. Ce qui prouve que son message politique et électoral ne passait pratiquement plus auprès de l’Opinion.

Sur le terrain, Hillary Diane Rodham Clinton a été incapable de canaliser le ras-le-bol de la communauté blanche caucasienne. Il sied de relever que celle-ci est traumatisée par l’idée de voir les minorités – entre autres les communautés latino-américaines et africaines-américaines – prendre réellement trop de place, a fortiori rafler les grands postes de décision, dans la société américaine, d’une part. Et, d’autre part, la Sénatrice de New York a été manifestement incapable d’incarner les aspirations du petit peuple qui veut, à toutes fins pratiques et utiles, le changement.

Les délégués du parti républicains USA
Les délégués du parti républicain USA

Il importe de mentionner que le changement appelé de ses vœux par la population passe, inéluctablement, par la remise en cause complète de l’élite washingtonienne. En effet, cette classe politique a, sans aucun doute, pactisé avec le monde la finance et de l’industrie. Celle-ci est littéralement favorable au libre-échange, à la délocalisation des emplois et à la financiarisation spéculative de l’économie mue par l’idée du profit pour le profit, laquelle exclut drastiquement l’Homme.

Chose sûre et certaine, la victoire électorale du milliardaire Donald John Trump Jr est une très grande victoire politique autant personnelle que partisane. Cela est d’autant plus vrai que le parti de l’éléphant conserve le Congrès US. Cette formation politique garde hautement la main aussi bien sur la chambre des Représentants que le Sénat. Surtout, cette famille politique qui se réclame de l’héritage d’Abraham Lincoln, a raflé des États traditionnellement dévolus au parti de l’âne dans la ceinture économique de Rust Belt (région du Nord-Est). Donc une défaite très amère pour les Démocrates.

Chose bizarroïde qui entache cette victoire à l’élection présidentielle, le magnat de l’immobilier Donald John Trump Jr, natif de Queens, dans l’État de New York, devient, à l’image de Thomas Woodrow Wilson, natif de Staunton (Virginie), l’un des présidents élus des États-Unis d’Amérique qui n’aura pas reçu les faveurs de son État d’origine. Comme quoi ‘‘nul n’est jamais prophète chez soi’’. D’une part. Et, d’autre part, la Sénatrice de l’État de New York, Hillary Diane Rodham Clinton, quand bien même elle a perdu au niveau des Grands Électeurs qui élisent le président des États-Unis d’Amérique, a au moins gagné au niveau du vote populaire. Elle a surclassé son adversaire à ce niveau.

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

 

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