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Le président américain Donald Trump signe une version modifiée de son décret migratoire bloqué en justice

Le président américain Donald Trump signe une version modifiée de son décret migratoire bloqué en justice

Le président américain Donald Trump signe une version modifiée de son décret migratoire bloqué en justice

Donald Trump signant une version modifiée de son décret anti-immigration. Carlos Barria – Reuters


Le président américain Donald Trump a signé lundi une version modifiée de son décret migratoire bloqué en justice, afin d’empêcher les ressortissants de certains pays d’entrer aux Etats-Unis.

Six des sept pays initialement visés sont à nouveau sur la liste (Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen), l’Irak étant exempté, selon des documents publiés par le Département de la sécurité intérieure. Le décret prendra effet le 16 mars, pour 90 jours.

Les détenteurs de cartes vertes et de visas sont explicitement protégés et pourront continuer à se rendre aux Etats-Unis, a assuré le gouvernement américain. Les binationaux ne seront pas concernés s’ils voyagent sur le passeport d’un Etat qui n’est pas visé par le décret.

La suspension de l’accueil des réfugiés est également actée, pour 120 jours. Mais ceux dont le voyage aux Etats-Unis était déjà programmé auront le droit de venir. Les réfugiés syriens seront traités comme les autres réfugiés, alors que la suspension de leur accueil devait être d’une durée indéfinie dans la version initiale du décret.

Pays « soutenant le terrorisme » et à risque

Les six pays concernés sont les trois pays appartenant à la liste du département d’Etat des Etats « soutenant le terrorisme » (Iran, Syrie, Soudan) ainsi que d’autres identifiés sous l’administration précédente comme présentant un risque (Libye, Somalie, Yémen).

L’Irak est exempté car son gouvernement aurait accepté de fournir des informations supplémentaires sur ses citoyens demandant des visas, selon Washington. Bagdad avait bruyamment protesté d’être mis au ban.

« Nous avons reçu l’assurance du gouvernement irakien que nous serons en mesure de faire les vérifications nécessaires », a déclaré un haut responsable américain.

Eviter la confusion

La mise en place précautionneuse de cette nouvelle version du décret vise à éviter les scènes de confusion vues dans les aéroports américains et étrangers après le 27 janvier.

Elle doit également permettre de passer l’obstacle de la justice, qui avait suspendu l’application du texte initial le 3 février.

Le premier décret, signé une semaine après l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, avait créé un tollé mondial, le président ayant été accusé de discrimination envers les musulmans, potentiellement anticonstitutionnelles.

afp

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