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Elections en RDC: certains bandits de grands chemins et binationaux ont passé à travers les mailles du filet de la CENI…

Elections en RDC: certains bandits de grands chemins et binationaux ont passé à travers les mailles du filet de la CENI…

Elections en RDC: certains bandits de grands chemins et binationaux ont passé à travers les mailles du filet de la CENI…
Summary:
Ces hypothétiques élections qui pointent à l'horizon avec ses cohortes d'imperfections et d'incurie, laissent dire à la communauté internationale et à la représentante des Nations Unies à l'ONU, Nikki Haley, que ces prochains scrutins ne seront  ni inclusives, encore moins transparentes, compte tenu des doutes et le flou artistique observés et de la collision avérée entre la CENI, le pouvoir en place et par ricochet avec le FCC (Front Commun pour le Congo).

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Elections de la CENI en RDC: certains bandits de grands chemins et binationaux ont passé à travers les mailles du filet de la CENI...

Ces hypothétiques élections qui pointent à l’horizon avec ses cohortes d’imperfections et d’incurie, laissent dire à la communauté internationale et à la représentante des Nations Unies à l’ONU, Nikki Haley, que ces prochains scrutins ne seront  ni inclusives, encore moins transparentes, compte tenu des doutes, le flou artistique observés et de la collision avérée entre la CENI, le pouvoir en place et par ricochet avec le FCC (Front Commun pour le Congo).

Nikki Haley, dira sans concession aucune, en exprimant ses préoccupations sur ces élections, et interpelle, le président “Joseph KABILA” au regard du non respect de l’accord de Saint-Sylvestre, tout en confisquant l’appareil qui pilote lesdites élections : « Si le président Kabila était ici aujourd’hui, je lui dirais qu’il est louable que le gouvernement veuille financer seul ses élections, mais est-ce faisable? Est-ce réaliste? Est-ce même nécessaire ? » A la fin de sa déclaration, sans ambages et langue de bois, qui a irrité le gouvernement en place, qui campe dans son illégitimité manifeste depuis, le 19 décembre 2016, en étant incisive, dans des termes très peu diplomatiques, et de surcroit sans crainte des représailles:

« Si la CENI accepte l’aide logistique de la MONUSCO, cela n’est pas une insulte à la souveraineté de la RDC. Qu’au lieu de cela, la RDC gaspille de précieuses ressources pour acheter des capacités qui sont déjà à sa disposition». Allusion faite, à ces satanées machines à voter,  “machine à voler “, d’après le slogan consacré, du souverain primaire qui ne veut plus que son vote ne soit volé…

« Nous respectons la RDC en tant qu’État membre souverain des Nations-Unies. Mais cela ne peut qu’éveiller des soupçons lorsque le gouvernement congolais refuse l’aide qui aiderait à faire d’élections libres, équitables et crédibles une réalité, tout en continuant à accepter l’aide humanitaire que beaucoup d’entre nous continuent de lui donner ».

« Le moment de choisir est venu. Nous leur demandons de choisir l’aide de la MONUSCO. Choisissez des élections libres, équitables et crédibles le 23 décembre. Choisissez une transition pacifique du pouvoir en janvier 2019. Choisissez ainsi un avenir meilleur pour des générations de Congolais à venir », a-t-elle conclu.

Le cas des “machines à voter” évoqué par l’opposition, la société civile et les observateurs internationaux, laisse perplexe plus d’un et jette le doute sur l’indépendance, la transparence et la démocratisation des prochaines élections, comme  d’ailleurs, le candidat “invalidé” Jean Pierre Bemba l’a démontré avec brio. En pointant du doigts sur les zones d’ombre qui plomberaient ces élections qui n’ont pas le caractère transparent. Il a montré comment, ces machines ne peuvent pas garantir un bon déroulement du scrutin, qui en définitif  d’après l’avis de beaucoup d’experts, sera contesté si jamais, ces machines étaient utilisées.

 

Il fera une démonstration scientifique en opposant ses probabilités à celles de la CENI et fait apparaître, les approximations de cet organisme qui pilote ces élections, dans une schématisation limpide, incontestable et incontestée, sur l’inutilité de ces machines qui ne seront pas du tout performante.

Il prendra le patron de ladite Commission Electorale Nationale Indépendante à témoin sur l’impossibilité de faire voter tout le monde le même jour, sur la base du nombre d’électeurs inscrits et du timing moyen de chacun. En calculant sur une moyenne acceptée par les deux parties, celle du président Jean Pierre Bemba et celle de Nangaa président de la CENI :

Le président du MLC, enfoncera le clou et appuiera là où, ça fait mal, afin de soulever le Lièvre et l’incompatibilité de ces machines qui divise la classe politique en RDC et qui met l’Asbl “APRODEC“(Association pour la promotion de la démocratie et le développement de la République Démocratique du Congo) établit en Belgique en alerte.

 

Partant d’une machine par bureau de vote, avec un temps imparti de trois minutes en moyenne par électeur. Ce qui nous fera, par une simple multiplication, vingt électeurs (20 électeurs) par heure, qui utiliseront cette fameuse machine. Comme les bureaux de vote, resteront ouvertes d’après la CENI, durant onze heures, soit, une tranche horaire de 7 heures à 18 heures, où il fera déjà nuit durant ce mois de décembre, avec des conséquences imprévues sur la coupure intempestive du courant, on aura en moyenne, deux cent vingt (220 électeurs) par bureau de vote.

D’après également, les estimations de la CENI, le nombre d’inscrits par bureau de vote, se situe entre 600 à 650 électeurs, ce qui fera au moins 50% d’électeurs qui n’auront pas accès à ce vote électronique.

Le compte n’y est pas et les inquiétudes grandissent après la démonstration du candidat invalidé par punition pour avoir ridiculisé la CENI, en prétextant son condamnation à la CPI, pour avoir influencé la déposition de 14 personnes lors de son procès pour « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre » en Centrafrique, avec la qualification pénale de “subornation de témoin“…

Or, l’un des condamnés à la même peine que le président du MLC, à l’occurrence, Me Aimé Kilolo, cet affilié au FCC a été par contre, validé comme candidat à la députation nationale, est passé entre les mailles du filet de la CENI. Comment ?

Cette machine à “voter”, n’a jamais été expérimentée par une quelconque élection et ne peut en aucun cas servir de caution (garantie) pour des prochaines élections apaisées. Comme un collectif a si bien dit que ladite machine à voter qui ne considère pas la réalité de la RD  Congo fait fi aux nombreux problèmes que les votant rencontrons à savoir : l’obstacle de la langue française, une langue officielle parlée par un petit groupe  de personnes, parlant Lingala, Kikongo,Tshiluba, Swahili.

Ce que ce collectif relève également, le taux élevé d’illettrisme et l’absence de la connaissance informatique. Des personnes non familiers à l’écran tactile de ladite machine. La distribution parsemée et médiocre de la fourniture de l’électricité où dans certaines zones rurales, ses habitants, ses autochtones vivent à l’époque de l’âge de pierre. L’absence de structure de vulgarisation de ces satanées machines contestées par tout le monde.

On peut, alors, se demander après l’invalidation incompréhensible de Jean Pierre BEMBA, et la validation de la candidature de Me Aimé Kilolo, la CENI subit-elle des injonctions du pouvoir en place, in fine de permettre au candidat du FCC, d’avoir le boulevard ouvert qui le ramènera sans peine aux commandes de la magistrature suprême?  Lorsqu’on sait, d’après aussi les observations de benjamin Kalombo de l’APRODEC que le candidat du FCC ne devrait être pas être validé par rapport au non respect des applications de la loi électorale.(voir le lien en  pdf c-dessous, ” Demande de rejet de la déclaration de candidature d’E. Shadary RAMAZANI “)http://data.over-blog-kiwi.com/0/93/22/16/20180824/ob_facd7f_requete-dinvalidation-de-la-candidatu.pdf

Plus grave encore, lorsque la Commission électorale nationale indépendante (CENI), dit ne pas être informée de la condamnation du député provincial, Frédéric Batumike candidat de Batumike retenue pour la circonscription de Kabare au Sud-Kivu, pour crimes contre l’humanité par viol sur mineures.

Le candidat en question qui fait couler beaucoup d’encre, avait été condamné en première instance en décembre par un tribunal militaire “pour crime contre l’humanité par viol et par meurtre“, avec dix complices. Il était également accusé d’appartenir à la milice “Djeshi ya Yesu” (Armée de Jésus). D’ailleurs, la parties civiles et ONG avaient salué une victoire historique contre l’impunité des crimes sexuels en zone de conflit.

Le 26 juillet, la Haute cour militaire avait confirmé en appel sa condamnation à la réclusion à perpétuité pour le viol d’une quarantaine de fillettes âgées de 18 mois à 12 ans.

Aujourd’hui, l’impunité continue sous d’autres formes et certains criminels se réfugient derrière leur candidature à la députation pour se soustraire de la justice.

Les inquiétudes d’électeurs, de la société civile et de la classe politique toute entière sur la nécessité d’aller  réellement à ces elections avec ces bévues, le cafouillage avéré au sein de cette institution et ces 18 % d’électeurs fantômes inscrits sans empruntes digitales.

Comment peut-on valider la candidature de certains candidats qui sont de fait, frappés par des lourdes condamnations dans leur pays de résidence, comme c’est le cas pour, le candidat Noël Tshiani qui a été condamné en Virginie aux Etats-Unis, pour banqueroute, violence, agression et non paiement de pension alimentaire et la peine confirmée en appel ?

Lors de la publication de l’ensemble des listes pour les candidats à la présidence de la république, à la députation nationale, ainsi que ceux de la députation provinciale. Nos fins limiers ont examiné ces listes, et à notre grande surprise, les noms de plusieurs bi-nationaux ont passé la maille du filet de la CENI, se sont enrôles pour le prochain scrutin. Les porteurs de ces cartes d’électeurs de la RDC ont une ou plusieurs nationalités, notamment, celle de la Belgique et française, y compris. Comment ont-il parvenu à tromper cette institution ? Que dit, le ministre de la justice que son regard est figé uniquement sur le cas de Moïse Katumbi, quoique indéfendable, au regard d’une nouvelle procédure de la justice belge qui a ouvert une information judiciaire contre sa personne, le lundi 27 août pour « faux en écriture publique ».

Si on suit, les déclaration de Samy BADIBANGA, un autre candidat invalidé à la présidence, ne faisait-il pas allusion à la nationalité étrangère de “Joseph Kabila”?  Pourquoi, Alexis Thambwe Mwamba,  ministre d’État chargé de la Justice et Garde des sceaux, n’ouvre-t-il pas une information judiciaire sur cette affaire de faux, que d’ailleurs le malheureux candidat Moïse Katumbi faisait également allusion sur la nationalité tanzanienne Kabila?

Que dire de la capacité de la CENI, d’organiser ces élections qui permettront, la transition politique, sans constatation. Sur que base, ladite commission déploie-t-elle, ses investigations pour débusquer les bi-nationaux et ceux qui seraient inéligibles ?

D’aucuns demandent, pour avoir des élections apaisées dans la transparence réclamée par tous, pour ces partisans de la sans Kabila, disent que; “la seule solution serait d’aller vers la transition de trois ans, sans Kabila  avec un chronogramme clair, sur la préparation des prochaines élections avec à la clé, le toilettage de la liste électorale. La description politique en libérant tous les oppositions politiques embastillés pour leur opinion. Une table ronde sur la conciliation, justice et pardon pour la reconstruction du Congo. 

Le recensement de la population et l’acquisition de la carte nationale d’identité. La mise en place d’un commission d’Ad hoc, pour le suive et l’organisation des prochaines élections avec la mise en place, d’une nouvelle entité qui pilotera ces dites élections “.

Le Congo qui se dit démocratique, n’est pas sorti de l’auberge avec tous ces tergiversations et combines politique pour s’éterniser au pouvoir.

Roger BONGOS

Analyste politique et journaliste d’investigation

 

 

 

 

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