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Faure Gnassingbé must go au Togo : l’opposition exige la libération de tous les manifestants arrêtés

Faure Gnassingbé must go au Togo : l’opposition exige la libération de tous les manifestants arrêtés

Une foule impressionnante a répondu à la marche, samedi, dans la capitale togolaise Lomé. Le slogan «Faure must Go» se répand parmi les manifestants.
L’opposition togolaise a fait de la libération, sans condition, de ses militants arrêtés une condition indispensable avant tout dialogue, samedi, devant plusieurs dizaines de milliers de personnes, au terme du 3e jour de manifestations populaires appelant au départ de Faure Gnassingbé du pouvoir et au retour à la constitution de 1992. 

Faure Gnassingbé must go au Togo : l’opposition exige la libération de tous les manifestants arrêtés
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Une foule impressionnante a répondu à la marche, samedi, dans la capitale togolaise Lomé. Le slogan «Faure must Go» se répand parmi les manifestants. L’opposition togolaise a fait de la libération, sans condition, de ses militants arrêtés une condition indispensable avant tout dialogue, samedi, devant plusieurs dizaines de milliers de personnes, au terme du 3e jour de manifestations populaires appelant au départ de Faure Gnassingbé du pouvoir et au retour à la constitution de 1992.

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Faure Gnassingbé must go au Togo : l’opposition exige la libération de tous les manifestants arrêtés

Une foule impressionnante a répondu à la marche, samedi, dans la capitale togolaise Lomé. Le slogan «Faure must Go» se répand parmi les manifestants.

L’opposition togolaise a fait de la libération, sans condition, de ses militants arrêtés une condition indispensable avant tout dialogue, samedi, devant plusieurs dizaines de milliers de personnes, au terme du 3e jour de manifestations populaires appelant au départ de Faure Gnassingbé du pouvoir et au retour à la constitution de 1992.

La déclaration lue par Antoine Folly, délégué national du l’UDS-Togo, l’un des premiers responsables de la coalition des 14 partis de l’opposition, fait mention «de la libération des imams et chefs religieux membres du PNP, parti national panafricain», détenus pour «appel à la révolte».

Depuis la libération de 42 détenus des manifestations, il y a 10 jours, par le gouvernement togolais sous le couvert «de mesure d’apaisement», l’opposition togolaise estime qu’il y a encore une soixantaine de détenus dans les prisons du Togo «illégalement arrêtés, torturés pour des chefs d’accusations infondés».

Pour elle donc, “tant que ces manifestants sont en prison, elle ne répondra pas au dialogue”. Jean Pierre Fabre, chef de file de l’opposition togolaise a, d’ailleurs, affirmé que “cela est indispensable en tant que mesure d’apaisement préalable au dialogue”.

A cette condition, l’opposition ajoute «la possibilité pour tous les Togolais de manifester librement sur toute l’étendue du territoire national». Les cas des populations de Sokodé (Centre), Bafilo (Centre), Mango (Nord), dont s’ajoutent désormais ceux de Tchamba (Centre) et de la Kara (Centre) sont cités.

«A tchamba, sokodé, Bafilo, Kara dans le côté septentrional du pays, il n’est toujours pas possible de manifester. C’est une entorse aux dispositions constitutionnelles de notre pays. Nous en appelons au respect de ces dispositions pour que tous les Togolais puissent manifester librement s’ils le désirent», a indiqué Kafui Brigitte Adjamagbo, juriste togolaise et militante des droits de l’homme.

Elle se demande, par ailleurs, «si le gouvernement a vraiment l’intention de privilégier l’apaisement ou non».

Le gouvernement togolais a pourtant déclaré, dans le cadre des mesures d’apaisement énoncés, il y a 10 jours, la fin de l’état de siège dans les villes de Sokodé, Mango et Bafilo). Mais l’opposition togolaise estime que rien de tout cela n’est réel à ce jour, et dénonce un double jeu de Faure Gnassingbé.

«A l’appel de nos leader, nous sommes venus manifester notre colère contre l’arrestation des membres de notre mouvement citoyen. Nous exigeons la libération de nos trois camarades dont nous ne savons pas ce qu’on leur reproche, à part de distribuer de l’eau aux manifestants pendant la marche de l’opposition», a confié à Anadolu un manifestant T Shirt rouge, une pancarte en main, sur laquelle on peut lire «libérez tous les manifestants, libérez les membres du mouvement Nubueké».

Le slogan «Faure Must Go» est revenu en force au cours de la marche de samedi à Lomé. De plus en plus de T-shirts noirs, rouges et oranges sont griffés du slogan : «Faure Must Go».

«Faure lui-même sait qu’il doit partir et il va partir. Moi je suis né en 1982. Et depuis, je n’ai connu que les Gnassingbé au pouvoir. Il faut que ça cesse et qu’il arrête de tuer nos frères», affirme, tout coléreux, un autre manifestant interrogé dans la foule par Anadolu.

La marche terminée, les manifestants ont été invités à rentrer calmement à leurs domiciles en attendant d’autres mots d’ordre.

Depuis fin août, alors que l’opposition togolaise exige le retour à la constitution de 1992, le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir et le vote de la diaspora, la mobilisation populaire ne faiblit pas.

Jean Pierre Fabre affirme : «qu’elle ira en grandissant jusqu’au départ effectif de l’actuel chef de l’Etat du pouvoir ».

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