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L’ex-ambassadeur US en Syrie par qui la guerre a commencé vient de se rendre à l’évidence : « Désormais les États-Unis devront réfléchir à leur retrait de la Syrie » !

L’ex-ambassadeur US en Syrie par qui la guerre a commencé vient de se rendre à l’évidence : « Désormais les États-Unis devront réfléchir à leur retrait de la Syrie » !

Il aura fallu sept ans de combats, de projets et de contre-projets pour que les Américains et leurs alliés comprennent que la nation syrienne ne tolère pas vivre sous l’occupation étrangère. Dans un article qui paraît dans les colonnes de Foreign Affaires, Robert Ford affirme que « Bachar al-Assad a bien étendu son emprise de l’est à l’ouest de la Syrie » et que par conséquent, la guerre en Syrie est entrée dans une nouvelle phase ».

L’ex-ambassadeur US en Syrie par qui la guerre a commencé vient de se rendre à l’évidence : « Désormais les États-Unis devront réfléchir à leur retrait de la Syrie » !
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Il aura fallu sept ans de combats, de projets et de contre-projets pour que les Américains et leurs alliés comprennent que la nation syrienne ne tolère pas vivre sous l’occupation étrangère. Dans un article qui paraît dans les colonnes de Foreign Affaires, Robert Ford affirme que « Bachar al-Assad a bien étendu son emprise de l’est à l’ouest de la Syrie » et que par conséquent, la guerre en Syrie est entrée dans une nouvelle phase ».

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L’ex-ambassadeur US en Syrie par qui la guerre a commencé vient de se rendre à l’évidence : « Désormais les États-Unis devront réfléchir à leur retrait de la Syrie » !

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Il aura fallu sept ans de combats, de projets et de contre-projets pour que les Américains et leurs alliés comprennent que la nation syrienne ne tolère pas vivre sous l’occupation étrangère. Dans un article qui paraît dans les colonnes de Foreign Affaires, Robert Ford affirme que « Bachar al-Assad a bien étendu son emprise de l’est à l’ouest de la Syrie » et que par conséquent, la guerre en Syrie est entrée dans une nouvelle phase ». Et l’auteur d’ajouter : « Des opérations militaires russes et américaines ont duré depuis longtemps en Syrie, mais la réalité est que la situation est sur le point de changer en faveur du régime d’Assad, dans l’est syrien et ce, à la faveur du soutien de l’Iran et de la Russie. »

« Les groupes armés que soutiennent les États-Unis s’approchent des bases de l’armée syrienne à Deïr ez-Zor et il est grand temps pour les Américains de se poser la grande question : quand et comment sortir de la Syrie », écrit le diplomate qui évoque à terme à peine voilé l’intérêt qu’a Washington de ne pas s’engager dans une confrontation militaire directe avec l’armée syrienne et l’axe de la Résistance qui vont de victoire en victoire dans l’est syrien. Ford estime que « Washington ne dispose pas beaucoup de bons choix en Syrie et que certains de ces choix sont pires que les autres ».

Et Ford ajoute : « C’est désormais une illusion que de croire au départ d’Assad de la scène politique et à une transition politique pacifique (Ford appelle la transition pacifique, l’implication des terroristes wahhabo-takfiristes dans le gouvernement syrien, NDLR). Il faudrait aussi éliminer de nos choix celui qui nous pousse à soutenir l’opposition anti-Assad, car l’armée syrienne a la ferme intention de récupérer la totalité du territoire syrien et elle a de fortes chances de réussir ».

Mais l’article trop significatif de l’ex-ambassadeur ne se borne pas à évoquer la situation militaire dans l’est de la Syrie et revient aussi sur cet autre projet américain baptisé « Rojava » qui consiste à faire naître aux forceps un « État kurde syrien » qui s’étendrait de Raqqa à Deïr ez-Zor : « je conseille vivement à l’administration Trump de renoncer aussi à miser tout sur les Kurdes de Syrie et à soutenir l’indépendance kurde ou encore à croire qu’elle a une quelconque chance de pouvoir participer au processus de reconstruction de la Syrie. Le mieux pour Washington serait de proposer son aide aux réfugiés syriens et alléger les coûts que leur présence inflige aux pays d’accueil ».

Architecte de la guerre en Syrie, Ford semble ne plus croire à la faisabilité d’aucune des « options » US en Syrie, ce qui revient à reconnaître la défaite politique, stratégique, voire militaire américaine dans ce pays.

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