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France: violents incidents à Paris pendant une manifestation contre le gouvernement

France: violents incidents à Paris pendant une manifestation contre le gouvernement

France: violents incidents à Paris pendant une manifestation contre le gouvernement
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Une trentaine de personnes ont été blessées mardi pendant une forte mobilisation à Paris contre une réforme sociale, ont annoncé les autorités françaises, déjà sous pression en plein Euro de football et au lendemain d'un attentat djihadiste. « Plusieurs centaines de personnes encagoulées » ont pris à partie les policiers peu après le départ de cette manifestation, la neuvième organisée sur ce thème par les syndicats depuis mars. Les heurts ont fait 26 blessés, six manifestants et 20 membres des forces de l'ordre, selon la police.

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France: violents incidents à Paris pendant une manifestation contre le gouvernement

« Plusieurs centaines de personnes encagoulées » ont pris à partie les policiers peu après le départ de cette manifestation, la neuvième organisée sur ce thème par les syndicats depuis mars. Les heurts ont fait 26 blessés, six manifestants et 20 membres des forces de l’ordre, selon la police. PHOTO ALAIN JOCARD, AFP

Une trentaine de personnes ont été blessées mardi pendant une forte mobilisation à Paris contre une réforme sociale, ont annoncé les autorités françaises, déjà sous pression en plein Euro de football et au lendemain d’un attentat djihadiste.

« Plusieurs centaines de personnes encagoulées » ont pris à partie les policiers peu après le départ de cette manifestation, la neuvième organisée sur ce thème par les syndicats depuis mars. Les heurts ont fait 26 blessés, six manifestants et 20 membres des forces de l’ordre, selon la police.

Les violences se sont traduites ici par des jets de pavés, là par des poubelles en feu ou des dégradations faites à des commerces. La police a eu recours à un canon à eau, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Depuis trois mois, les policiers sont régulièrement visés dans les cortèges. Ils restent par ailleurs sous la menace d’attaques djihadistes comme l’illustre le meurtre lundi d’un policier et de sa compagne près de Paris. Depuis le 9 mars, plusieurs défilés avaient déjà donné lieu à des scènes de guérilla urbaine, faisant des centaines de blessés dans les deux camps.

Mardi, au moins 16 personnes ont été interpellées pendant le défilé dans la capitale qui a rassemblé, selon deux syndicats – FO (Force ouvrière) et Solidaires -, un million de personnes. Le comptage des autorités n’était pas disponible dans l’immédiat.

« J’ai participé à toutes les manifs depuis mars, parce que je veux vivre dignement et pas survivre. Je veux le retrait pur et dur (de la réforme). Ça s’arrêtera seulement quand il y aura le retrait », assure Aurélien Boukelmoune, 26 ans, technicien dans le secteur de l’énergie.

Les syndicats, CGT en tête, voulaient faire de cette journée une démonstration de force pour contraindre l’exécutif, au comble de l’impopularité, à reculer sur sa révision du Code du travail.

Cette centrale contestataire, qui a affrété plus de 600 bus dans toute la France pour rejoindre Paris, voulait dépasser la participation du 31 mars : près de 390 000 personnes dans 250 villes, selon les autorités, 1,2 million selon les organisateurs.

Pour le pouvoir, cette neuvième journée d’action est plutôt le baroud d’honneur d’un mouvement social inédit sous la gauche depuis 1981. Sa réforme est actuellement examinée au Sénat, après avoir été votée à l’Assemblée nationale.

« Les jeunes dans la galère »

Des manifestations ont aussi été organisées dans une cinquantaine de villes de province.

« Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, cette société-là on n’en veut pas », ont scandé les manifestants à Lyon (centre-est).

Des barrages filtrants ont été signalés à Brest (Bretagne, ouest) et des grèves au port de Marseille (sud). Le secteur de l’énergie était aussi touché, avec des baisses de production et des lignes haute tension coupées en région parisienne, selon la CGT.

À Paris, la tour Eiffel a été fermée en raison de la grève d’une partie du personnel.

Dans les chemins de fer, après 14 jours de mouvement, le taux de grévistes est remonté mardi à 7,3 %, toutes catégories confondues, contre 4,6 % la veille.

Deux autres journées de grèves et de manifestations partout en France sont déjà prévues pour les 23 et 28 juin.

« C’est loin d’être la dernière manif. Dans l’intérêt du gouvernement, mieux vaut qu’il retire sa loi sinon on bloquera l’économie », menace Aurélien Boukelmoune.

Un entretien est toutefois prévu vendredi entre le dirigeant de la CGT (Confédération générale du travail) et la ministre du Travail, Myriam El Khomri.

À moins d’un an de l’élection présidentielle, cette dernière grande réforme du quinquennat de François Hollande vise, selon le gouvernement, à apporter de la flexibilité aux entreprises pour lutter contre un chômage endémique (près de 10 %). Elle inclut notamment un assouplissement de la législation sur le temps de travail en favorisant les accords d’entreprises.

Pour ses détracteurs, le texte risque d’accentuer la précarisation des salariés.

Le mouvement social s’était durci il y a trois semaines avec le blocage de ports, de raffineries et de dépôts de carburant, poussant la France à puiser dans ses réserves stratégiques de pétrole.

À l’approche de l’Euro, ces actions ont nui à l’image de la France et au tourisme, secteur déjà plombé par les attentats de 2015. Avec AFP

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