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GAMBIE: LE MANDAT DES TROUPES DE LA CÉDÉAO PROLONGÉ DE TROIS MOIS

GAMBIE: LE MANDAT DES TROUPES DE LA CÉDÉAO PROLONGÉ DE TROIS MOIS

GAMBIE: LE MANDAT DES TROUPES DE LA CÉDÉAO PROLONGÉ DE TROIS MOIS
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La mission militaire déployée en Gambie par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour renforcer la sécurité du régime du nouveau président Adama Barrow, a été prolongée de trois mois, a annoncé la présidence gambienne.Le mandat des troupes de la Cédéao en Gambie a "été prolongé de trois mois renouvelable", a indiqué la présidence dans un communiqué publié mercredi soir.

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GAMBIE: LE MANDAT DES TROUPES DE LA CÉDÉAO PROLONGÉ DE TROIS MOIS

Le nouveau président gambien Adama Barrow salue la foule de ses supporters à son arrivée à l’aéroport de Banjul, le 26 janvier 2017 | AFP/Archives | STRINGER


La mission militaire déployée en Gambie par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour renforcer la sécurité du régime du nouveau président Adama Barrow, a été prolongée de trois mois, a annoncé la présidence gambienne.

Le mandat des troupes de la Cédéao en Gambie a « été prolongé de trois mois renouvelable », a indiqué la présidence dans un communiqué publié mercredi soir.

La Cédéao avait lancé le 19 janvier une opération militaire, formée officiellement de cinq pays membres de cette organisation régionale, pour forcer au départ le président sortant gambien Yahya Jammeh qui refusait de céder le pouvoir au président élu Adama Barrow après l’élection présidentielle du 1er décembre dernier.

M. Jammeh, qui était au pouvoir depuis 22 ans, a finalement quitté le pays le 21 janvier pour un exil en Guinée équatoriale.

Cette reconduction du mandat de la mission intervient après que le commandant sénégalais de cette force de la Cédéao en Gambie, le général François Ndiaye, eut récemment annoncé une « réduction progressive » à partir de fin janvier des troupes ouest-africaines, formées de 4.000 hommes au summum de la crise.

L’Agence nationale du renseignement (NIA), accusée par les défenseurs des droits humains d’avoir commis des exactions sous le régime de M. Jammeh, sera également réformée et son appellation va changer, selon le communiqué de la présidence gambienne.

Selon ces défenseurs des droits de l’homme, la NIA est responsable d’exécutions extrajudiciaires, de tortures et de détentions arbitraires sous Yahya Jammeh, arrivé au pouvoir en 1994 à la suite d’un coup d’Etat.

Les missions de la NIA vont désormais se limiter « à rassembler des renseignements et à leur analyse, et à conseiller les services du gouvernement responsables de la sécurité intérieure et extérieure ».

Sous le régime de M. Jammeh, la NIA « ne s’est pas limitée à son mandat mais en a abusé et a instillé la peur parmi les citoyens », a estimé la présidence gambienne dans ce communiqué.

La Gambie – une ancienne colonie anglaise totalement enclavée dans le Sénégal à l’exception de sa façade maritime – sort d’une crise à rebondissements de six semaines provoquée par le revirement de M. Jammeh, qui a annoncé le 9 décembre contester la victoire électorale de M. Barrow, une semaine après l’avoir pourtant reconnue.

Accueilli le 15 janvier au Sénégal, à la demande de la Cédéao, M. Barrow a prêté serment le 19 janvier à l’ambassade de Gambie à Dakar, peu avant le lancement de l’opération militaire ouest-africaine. AFP

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