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Guinée-Bissau : le parti majoritaire juge illégale la nomination du PM par le président Vaz

Guinée-Bissau : le parti majoritaire juge illégale la nomination du PM par le président Vaz

Guinée-Bissau : le parti majoritaire juge illégale la nomination du PM par le président Vaz
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La nomination jeudi de Baciro Dja comme Premier ministre par le président bissau-guinéen, José Mario Vaz, a été jugée illégale par le parti majoritaire au parlement, le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC)

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Guinée-Bissau : le parti majoritaire juge illégale la nomination du PM par le président Vaz

La nomination jeudi de Baciro Dja comme Premier ministre par le président bissau-guinéen, José Mario Vaz, a été jugée illégale par le parti majoritaire au parlement, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC).

« La décision du président est illégale », a déclaré Oscar Antonio Barbosa, chef du département de la Communication du PAIGC, parti vainqueur des dernières législatives, et à qui revient le choix du Premier ministre selon la Constitution.

M. Barbosa a affirmé que son parti ne quittera pas le pouvoir et que les membres de son gouvernement ne céderont pas leurs bureaux au nouveau gouvernement dirigé par Baciro Dja, menaçant de former un gouvernement parallèle.

Selon des observateurs, la nomination de M. Dja ne constitue pas la fin de la crise politique qui dure depuis huit mois en Guinée-Bissau, car le PAIGC a annoncé qu’il allait porter l’affaire devant la Cour suprême.

La Cour suprême avait invalidé en août 2015 une première nomination en tant que Premier ministre de Baciro Dja, ancien ministre suspendu du PAIGC, jugeant que cette décision du président Vaz était inconstitutionnelle.

La nouvelle nomination n’a pas reçu non plus l’aval du PAIGC, comme le requiert la Constitution.

Baciro Dja devrait remplacer Carlos Correia, limogé le 12 mai par le président Vaz.

Aussitôt après sa nomination, des dizaines de militants du PAIGC sont descendus de la permanence située à quelques mètres de là pour prendre d’assaut les grilles du palais présidentiel, où un imposant dispositif de sécurité était visible jeudi soir. Xinhua

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