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Hillary Clinton: Trump «inapte à devenir commandant en chef »

Hillary Clinton: Trump «inapte à devenir commandant en chef »

Hillary Clinton: Trump «inapte à devenir commandant en chef »
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La candidate démocrate à la présidentielle Hillary Clinton a poli jeudi son image de dirigeante à poigne maîtrisant les grands défis internationaux pour mieux discréditer son rival Donald Trump qu'elle juge inapte à la Maison-Blanche et au poste de commandant en chef. La candidate démocrate a attaqué le républicain pour son antipatriotisme, jugeant « terrifiant » qu'il puisse « préférer » le président russe Vladimir Poutine au président américain Barack Obama, lors d'une brève conférence de presse improvisée sur le tarmac de l'aéroport de White Plains, dans l'État de New York.

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Hillary Clinton: Trump «inapte à devenir commandant en chef »

La candidate démocrate a attaqué le républicain pour son antipatriotisme, jugeant « terrifiant » qu’il puisse « préférer » le président russe Vladimir Poutine au président américain Barack Obama, lors d’une brève conférence de presse improvisée sur le tarmac de l’aéroport de White Plains, dans l’État de New York. PHOTO BRIAN SNYDER, REUTERS


La candidate démocrate à la présidentielle Hillary Clinton a poli jeudi son image de dirigeante à poigne maîtrisant les grands défis internationaux pour mieux discréditer son rival Donald Trump qu’elle juge inapte à la Maison-Blanche et au poste de commandant en chef.

La candidate démocrate a attaqué le républicain pour son antipatriotisme, jugeant « terrifiant » qu’il puisse « préférer » le président russe Vladimir Poutine au président américain Barack Obama, lors d’une brève conférence de presse improvisée sur le tarmac de l’aéroport de White Plains, dans l’État de New York.

« De manière étrange une fois encore (Trump) a fait l’éloge de Vladimir Poutine comme homme fort de la Russie. En franchissant même étonnamment le pas de préférer le président russe à notre président américain », a-t-elle déclaré.

« Ce n’est pas seulement antipatriotique et insultant pour les habitants de notre pays et notre commandant en chef, c’est terrifiant », a ajouté l’ancienne secrétaire d’État.

« Que dirait (l’ancien président républicain) Ronald Reagan à propos d’un candidat républicain qui s’attaque aux généraux de l’Amérique et fait l’éloge du président de la Russie ? On connaît la réponse », a-t-elle ajouté.

Voulant montrer une stature de femme d’État, l’ancienne chef de la diplomatie, qui rappelle souvent qu’elle a participé à la traque d’Oussama ben Laden, a promis que capturer le chef du groupe État islamique, Abou Bakr al-Baghdadi serait « une priorité absolue » si elle accède à la Maison-Blanche.

« Mettre la main sur Al-Baghdadi demande des efforts au plus haut niveau, mais cela enverrait un message fort : personne ne peut diriger ou planifier des attaques contre les États-Unis et rester impuni », a déclaré Mme Clinton.

Trump « inapproprié et indiscipliné »

Elle a dénoncé des propos de Trump formulés la veille, qui avait notamment expliqué qu’il « prendrait le pétrole » des djihadistes, ce qui selon elle le « disqualifie » pour la Maison-Blanche.

« On n’envoie pas nos courageux soldats dans le monde voler du pétrole », a-t-elle rétorqué, accusant son rival de tenir « secret » son plan pour vaincre le groupe EI.

« Il dit qu’il a un plan qui est encore secret, mais la vérité c’est qu’il n’en a pas », a raillé Mme Clinton. « Et ce n’est pas seulement dangereux, ça le disqualifie » pour la Maison-Blanche.

Elle a redit que son rival était « totalement disqualifié pour être président, et que (son) caractère le rendait inapte à devenir commandant en chef » (chef des armées).

La démocrate a aussi jugé « déplacé » que Trump évoque mercredi soir sa rencontre avec les services de renseignements, organisée pour chaque candidat à la présidentielle, en évoquant le « langage corporel » de ses interlocuteurs qui selon lui semblaient peu satisfaits d’une décision de Barack Obama.

« C’est complètement inapproprié. Et indiscipliné. Je ne commenterai jamais aucun aspect d’un breffage du renseignement », a-t-elle affirmé.

Mme Clinton a encore prédit une élection « serrée » en s’envolant faire campagne à Charlotte, en Caroline du Nord, puis à Kansas City, dans le Missouri, quand les derniers sondages mettent les deux candidats au coude à coude.

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