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Il y aura 10.000 développeurs en Afrique en 2035

Il y aura 10.000 développeurs en Afrique en 2035

Le programme était en soi simple à Yaoundé au Cameroun. Objis, un groupe d’experts de la programmation Java, a eu la brillante idée de réunir programmeurs et non-programmeurs afin de créer une synergie entre eux : l’African Geek. L’idée étant de mettre à tous les mêmes compétences afin d’en briser les tabous telle que la programmation qui passe souvent pour une chasse-gardée d’homme, or même les femmes en sont hautement capables

Le programme était en soi simple à Yaoundé au Cameroun. Objis, un groupe d’experts de la programmation Java, a eu la brillante idée de réunir programmeurs et non-programmeurs afin de créer une synergie entre eux : l’African Geek. L’idée étant de mettre à tous les mêmes compétences afin d’en briser les tabous telle que la programmation qui passe souvent pour une chasse-gardée d’homme, or même les femmes en sont hautement capables. Il ne suffit plus d’avoir fait une série scientifique pour devenir programmeur, mais tout le monde peut le faire […]

Bien plus qu’une mission, c’est un défi  qui a été lancé depuis 2015 et qui entend voir son point d’achèvement en 2025. Ce seront donc 1000 codeurs qui seront formées chaque année afin soit de répondre à des besoins sur le marché ; soit à innover en répondant à un besoin social existant.

C’est en ciblant des problèmes propres à leur environnement immédiat que les africains sont à même d’apporter des solutions créatrices et innovantes. Douglas Mbiandou, président d’Objis Cameroun l’a réitéré dans ses propos liminaires : « la jeunesse africaine doit être actrice de la transformation digitale du continent ». Parlant de cible, au vu de la qualité du panel y convié, la mesure ne pouvait qu’être sérieuse. Des équipes rédactionnelles telles le groupe Je Wanda Magazine ; CKoment Publishing ; un groupe de créateurs du premier jeu vidéo d’aventure africain en Afrique Subsaharienne notamment Kiro’o Games ; des établissements bancaires à l’instar de Afriland First Bank ; des marques de commerce numérique comme Kaymu ou encore Axxentis faisant dans le conseil d’entreprise faisaient office d’acteurs du succès numérique en Afrique.

D’après Cyprien Tankeu, Regional Mentor Afrique francophone de Google Developers Group (GDG), cette mesure est la bienvenue. Il explique : « il faut tenir compte des réalités de chaque pays, pour y apporter une formation. Le Cameroun est ouvert et plein de potentialités et ce n’est qu’à travers des formations qu’ils peuvent briller ». Parmi les vidéos y présentées et disponibles sur Youtube, un vibrant hommage a été rendu à Arthur Zang, créateur du CardioPad, une innovation qui change des vies dans le monde et dont d’autres africains doivent s’atteler à mettre sur pied.

 

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