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Ingérence russe: Michael Flynn, ex-conseiller du président Trump, plaide coupable de mensonge dans l’affaire russe

Ingérence russe: Michael Flynn, ex-conseiller du président Trump, plaide coupable de mensonge dans l’affaire russe

L’ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump et personnage central de l’affaire russe, Michael Flynn, a plaidé coupable vendredi d’avoir menti au FBI dans le cadre de cette enquête.

Ingérence russe: Michael Flynn, ex-conseiller du président Trump, plaide coupable de mensonge dans l’affaire russe
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L’ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump et personnage central de l’affaire russe, Michael Flynn, a plaidé coupable vendredi d’avoir menti au FBI dans le cadre de cette enquête.

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Ingérence russe: Michael Flynn, ex-conseiller du président Trump, plaide coupable de mensonge dans l’affaire russe

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L’ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump et personnage central de l’affaire russe, Michael Flynn, a plaidé coupable vendredi d’avoir menti au FBI dans le cadre de cette enquête.

«Oui monsieur», a répondu le général Flynn dans un tribunal fédéral de Washington, où il était présenté à un juge après avoir été inculpé jeudi par les services du procureur spécial Robert Mueller pour des déclarations «fausses, imaginaires et frauduleuses».

L’affaire russe a connu vendredi un spectaculaire coup d’accélérateur avec l’inculpation de M. Flynn. La vaste enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence de la Russie dans la présidentielle de 2016 – et les liens présumés entre des proches de M. Trump et Moscou – fait peser depuis plusieurs mois une lourde épée de Damoclès au-dessus du locataire de la Maison-Blanche.

Wall Street chute 

Wall Street chutait vendredi, après l’annonce du plaider coupable de M. Flynn pour avoir menti au FBI: le Dow Jones perdait 1,35%, le Nasdaq 1,92% et le S&P 500 1,51%.

Les indices ont commencé à chuter alors que sortaient les premières informations sur l’inculpation de Michael Flynn, accélérant leur chute après la publication d’un tweet par la chaîne de télévision ABC évoquant une responsabilité de Donald Trump dans l’affaire.

Cet ancien général, très virulent durant la campagne où il appelait à mettre Hillary Clinton «derrière les barreaux», avait été poussé à la démission moins d’un mois après sa nomination.

Les questions sur toutes les lèvres dans la capitale fédérale américaine sont désormais: quelles informations cet homme aux traits sévères s’est-il engagé à livrer aux enquêteurs ? Jusqu’où ira-t-il pour tenter d’échapper à la prison ? Mettra-t-il directement en cause des proches de Donald Trump, voire le président lui-même ?

Il a été inculpé jeudi entre autres pour avoir menti sur la teneur de ses échanges avec l’ambassadeur russe à Washington sous Barack Obama, Sergueï Kisliak, notamment au sujet des sanctions imposées par les États-Unis à la Russie.

«Le 24 janvier 2017, l’accusé Michael T. Flynn a obstinément et sciemment émis des déclarations qui sont matériellement fausses, imaginaires et frauduleuses», soulignent les enquêteurs du procureur Mueller dans le court document d’inculpation.

Ma Maison-Blanche minimise 

La Maison Blanche a minimisé, vendredi, le rôle de Michael Flynn dans l’administration Trump.

L’ancien homme d’affaires de New York a toujours réfuté la moindre «collusion» avec la Russie et dénonce régulièrement une « chasse aux sorcières » orchestrée par ceux qui refuseraient d’accepter sa victoire.

Le dirigeant américain, aidé par plusieurs élus républicains et une partie du monde conservateur, tente régulièrement de déplacer l’affaire du terrain judiciaire au terrain politique. Il a tenté – sans grand succès à ce jour – d’allumer des contre-feux visant les démocrates et Hillary Clinton.

M. Flynn est la quatrième personne proche de M. Trump mise en cause dans cette enquête menée par Robert Mueller qui, contrairement à un simple procureur fédéral, dispose d’une plus grande latitude d’action et d’une indépendance renforcée.

Une première vague d’inculpations avait eu lieu fin octobre avec la mise en accusation de Paul Manafort, l’ex-directeur de cette équipe de campagne et Richard Gates. Un troisième, George Papadopoulos, a plaidé coupable d’avoir menti aux enquêteurs du FBI et accepté de collaborer avec les enquêteurs.

Connu pour son indulgence avec la Russie et sa ligne très dure face à l’extrémisme islamique, Michael Flynn est considéré comme un personnage central de cette enquête.

En décembre, son fils Michael Flynn Jr. avait été écarté de l’équipe de transition de Donald Trump pour avoir relayé des théories conspirationnistes. Une rumeur avait fait état pendant la campagne électorale de l’existence d’un réseau pédophile abrité par une pizzeria de Washington, impliquant un proche d’Hillary Clinton, une affaire connue sous le nom de «Pizzagate».

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