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Instabilité de la région: Les États-Unis et ses alliés réclament de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord à l’ONU

Instabilité de la région: Les États-Unis et ses alliés réclament de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord à l’ONU

Les États-Unis négocient à l’ONU une nouvelle résolution de sanctions contre la Corée du Nord qu’ils veulent voir approuver la semaine prochaine.

Instabilité de la région: Les États-Unis et ses alliés réclament de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord à l’ONU
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Les États-Unis négocient à l’ONU une nouvelle résolution de sanctions contre la Corée du Nord qu’ils veulent voir approuver la semaine prochaine.

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Instabilité de la région: Les États-Unis et ses alliés réclament de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord à l’ONU

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Les États-Unis négocient à l’ONU une nouvelle résolution de sanctions contre la Corée du Nord qu’ils veulent voir approuver la semaine prochaine.

« Assez, c’est assez, a lancé Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU. Un État voyou qui a l’arme nucléaire et des missiles balistiques intercontinentaux pointés vers nous, nous ne pouvons prendre des mesures pour abaisser notre garde. »

Le sixième essai nucléaire nord-coréen survenu dimanche, le plus puissant à ce jour, a soulevé l’inquiétude dans le monde. L’ambassadrice a affirmé lors de la réunion d’urgence du conseil de sécurité de l’ONU que Kim Jong-un « cherche la guerre » et que la patience des États-Unis « n’est pas illimitée ».

Cette photo prise dimanche et rendue publique lundi montre Kim Jong-un qui assiste à une réunion après le sixième essai nucléaire nord-coréen. La photo est fournie par l’agence de nouvelle officielle de la Corée du Nord.

PHOTO AFP
Cette photo prise dimanche et rendue publique lundi montre Kim Jong-un qui assiste à une réunion après le sixième essai nucléaire nord-coréen. La photo est fournie par l’agence de nouvelle officielle de la Corée du Nord.

« En faisant cet essai nucléaire, c’est comme si la Corée du Nord envoyait une gifle à tous les membres de la communauté internationale qui lui ont demandé de s’arrêter », a-t-elle affirmé.

Les États-Unis et plusieurs alliés ont donc demandé de nouvelles sanctions sévères de l’ONU à l’endroit de la Corée du Nord lors d’une réunion d’urgence lundi.

L’ambassadrice Haley a prononcé son discours quelques heures après que des informations eurent commencé à circuler voulant que le régime de Kim Jong-un semble se préparer à un nouveau tir de missile balistique dans les prochains jours, ce qui attiserait davantage les tensions.

Réplique

La Corée du Sud a même fait des manœuvres navales et d’autres impliquant des missiles balistiques afin de dissuader Pyongyang de toute autre provocation lundi.

« Si l’ennemi se lance dans une quelconque provocation, sur mer ou sous les flots, nous allons immédiatement répondre et l’envoyer par le fond », a averti le capitaine Choi Young-chan, commandant du 13e groupe naval des forces armées sud-coréennes, dans un communiqué.

La bombe que Pyongyang a fait exploser dimanche avait une puissance estimée à 50 kilotonnes, soit cinq fois plus que le précédent test nord-coréen, et plus de trois fois plus que la bombe américaine lâchée sur Hiroshima en 1945, selon des responsables sud-coréens.

Mesures plus fortes

Les nouvelles sanctions seront votées le 11 septembre lors d’une rencontre du Conseil de sécurité, a indiqué l’ambassadrice Haley. Cette dernière croit que l’ONU doit prendre « les mesures les plus fortes possible » et « cesser les demi-mesures », a-t-elle martelé.

Toutefois, les positions de Pékin et de Moscou, dotés d’un droit de veto, concernant de futures sanctions restent incertaines.

La crise avec la Corée du Nord « doit être résolue de manière pacifique », a cependant dit lundi l’ambassadeur de la Chine à l’ONU, Liu Jieyi.

« Grâce au dialogue, nous pouvons aboutir à une dénucléarisation de la péninsule coréenne », a-t-il assuré.

Selon des experts, la crise avec la Corée du Nord n’a pas encore atteint son apogée, mais il en manque peu pour qu’on se retrouve sur un pied de guerre.

« Il y a des risques réels que la situation dégénère […], mais il n’est pas trop tard pour désamorcer les tensions, estime Jean-François Bélanger, doctorant en science politique de l’Université McGill. Mais il faut être clair, un conflit militaire avec les Nord-Coréens, c’est un conflit nucléaire. Il n’y a aucun doute. »

« La possibilité de conflit armé est passablement élevée, mais je crois qu’on pourra l’éviter », soutient Benoit Hardy-Chartrand, chercheur du Centre pour l’innovation de la gouvernance internationale.

Selon eux, une guerre deviendra encore plus probable s’il y a une forte mobilisation de troupes dans la péninsule coréenne.

Le chercheur croit toutefois qu’on réussira à éviter une guerre, puisque la démonstration de force de la Corée du Nord et son avancée technologique ont un côté « très dissuasif ».

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