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JOURNALISTE TUÉ EN GUINÉE: 3 AUTRES MILITANTS DE L’OPPOSITION GARDÉS À VUE

JOURNALISTE TUÉ EN GUINÉE: 3 AUTRES MILITANTS DE L’OPPOSITION GARDÉS À VUE

Un manifestant brandit un portrait du journaliste tué par balles,El Hadj Mohamed Diallo, le 8 février 2016 à Conakry | AFP/Archives | CELLOU BINANI


Trois autres militants de l’opposition en Guinée ont été placés en garde à vue samedi, dans le cadre de l’enquête sur la mort d’un journaliste guinéen dans des heurts entre partisans de responsables rivaux, a-t-on appris auprès d’un avocat de cette formation.

Ces trois militants de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti d’opposition en Guinée, ont été placés en garde après avoir été auditionnés pendant plusieurs heures par la gendarmerie, a déclaré à l’AFP Me Salifou Béavogui, un avocat de l’UFDG.

Ils portent à vingt le nombre de militants de l’opposition arrêtés, après les « 17 autres » placés en garde jeudi dans une brigade de gendarmerie de Conakry, a indiqué M. Béavogui.

Le chef de l’UFDG, l’ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo, et d’autres partisans de cette formation ont également été auditionnés samedi, en même temps que les trois militants, puis laissés libres.

Ces derniers font partie des jeunes volontaires qui assurent le maintien d’ordre au sein de l’UFDG lors des manifestations politiques, a expliqué à l’AFP un responsable de cette formation.

Me Béavogui a une nouvelle fois dénoncé des enquêtes « orientées uniquement vers un seul camp, celui de M. Dalein Diallo, ignorant systématiquement les partisans de son rival et ex-vice-président (de l’UFDG) Amadou Oury Bah ».

M. Bah a été entendu seul pendant trente minutes vendredi avant d’être autorisé à partir, a-t-on appris samedi auprès de la gendarmerie.

El Hadj Mohamed Diallo, collaborateur des médias privés Guinée7 et L’Indépendant, a été blessé par balle le 5 février dans des heurts devant le siège de l’UFDG impliquant la garde civile du parti et des partisans d’Amadou Oury Bah, exclu par l’UFDG.

Le journaliste a succombé à ses blessures à l’hôpital.

Une information judiciaire « contre X pour homicide volontaire » a été ouverte peu après son décès. Le 8 février, le ministre de la Justice Cheick Sako a fait état d’auditions, qui ont concerné notamment Cellou Dalein Diallo et Amadou Oury Bah, sans plus de détails.

 

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