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La BAD compte mobiliser 400 milliards $ d’ici 2025 pour ‘’Nourrir l’Afrique’’

La BAD compte mobiliser 400 milliards $ d’ici 2025 pour ‘’Nourrir l’Afrique’’

La BAD compte mobiliser 400 milliards $ d’ici 2025 pour ‘’Nourrir l’Afrique’’
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Lors de la présentation de’’ sa stratégie pour la transformation de l’agricultureafricaine’’, la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, ce lundi 19 septembre à Abidjan, vouloir mobiliser un financement d’un montant de 300 à 400 milliards $ sur la période 2016-2025. « Nous avons besoin de 300 à 400 milliards de dollars dans les dix prochaines années pour réussir la transformation complète», a déclaré, à l'AFP, le Dr Chiji Ojukwu, directeur Agriculture et Agro-industrie à la Bad.

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La BAD compte mobiliser 400 milliards $ d’ici 2025 pour ‘’Nourrir l’Afrique’’

Lors de la présentation de’’ sa stratégie pour la transformation de l’agricultureafricaine’’, la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, ce lundi 19 septembre à Abidjan, vouloir mobiliser un financement d’un montant de 300 à 400 milliards $ sur la période 2016-2025. « Nous avons besoin de 300 à 400 milliards de dollars dans les dix prochaines années pour réussir la transformation complète», a déclaré, à l’AFP, le Dr Chiji Ojukwu, directeur Agriculture et Agro-industrie à la Bad

Baptisée « Nourrir l’Afrique », cette stratégie a pour objectif de réduire l’extrême pauvreté  et d’éradiquer la faim et la malnutrition sur le continent, à l’horizon 2025.

L’institution panafricaine indique que l’Afrique dépense près de 35 milliards $, chaque année, en importations de nourriture alors qu’elle dispose de 65% des terres arables non cultivées. Elle décide alors d’injecter 24 milliards $ dans le but que ce financement serve de déclencheur. « Notre contribution est dérisoire, une goutte d’eau dans l’océan. On a besoin de beaucoup plus. Nos fonds doivent servir de catalyseurs pour que d’autres donateurs et partenaires nous rejoignent », a fait savoir  Ojukwu.

Le responsable du secteur agricole fait remarquer que, sur le continent, le public comme le privé n’accordent pas trop d’importance à l’agriculture. «Les gouvernements africains mettent très peu de financement dans l’agriculture. Nous voulons faire augmenter les investissements publics dans le secteur agricole», dit-il. « Quant au secteur privé, il a des ressources immenses dont il ne se sert pas. Les banques, par exemple, ne prêtent pas à l’agriculture. Nous voulons changer cette orientation et les faire investir cinq fois plus», poursuit le responsable.

Selon M.Ojukwu, la faible productivité et la faible valeur ajoutée, la faiblesse des infrastructures, de l’irrigation, du secteur bancaire et un environnement des affaires peu attractif sont, entre autres, les problèmes que rencontre l’agriculture africaine. Il se veut tout de même optimiste et affirme : « nous pensons qu’on peut y arriver dans les 10 ans, mais il ne faut pas attendre 2025 ; la course commence aujourd’hui».

La présentation de cette stratégie agricole intervient, quelques jours après l’annonce des dirigeants mondiaux d’investir 60 milliards $ dans l’agriculture africaine, dans le cadre de la révolution verte en Afrique. A.ECOFIN

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