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Un sommet à Paris pour rien ! « La France sans ses Juifs n’est pas tout à fait la France » (Rama Yade)

Un sommet à Paris pour rien ! « La France sans ses Juifs n’est pas tout à fait la France » (Rama Yade)

Un sommet à Paris pour rien ! « La France sans ses Juifs n’est pas tout à fait la France » (Rama Yade)
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Rama Yade, la candidate à la présidentielle, était l'invitée de Paul Amar dans Paris/JaffaInvitée de Paris/Jaffa mardi soir, Rama Yade, la candidate à la présidentielle revendiquant 300 signatures, s'est exprimé sur sa visite en Israël, de même qu'elle est revenue sur la question du terrorisme en France et a commenté la campagne du candidat de gauche Emmanuel Macron.

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Un sommet à Paris pour rien ! "La France sans ses Juifs n’est pas tout à fait la France" (Rama Yade)

Rama Yade, la candidate à la présidentielle, était l’invitée de Paul Amar dans Paris/Jaffa

Invitée de Paris/Jaffa mardi soir, Rama Yade, la candidate à la présidentielle revendiquant 300 signatures, s’est exprimé sur sa visite en Israël, de même qu’elle est revenue sur la question du terrorisme en France et a commenté la campagne du candidat de gauche Emmanuel Macron.

« Ce voyage en Israël a été pour moi très enrichissant, stimulant, de Netanya à Jérusalem en passant par Tel-Aviv, j’ai pu aller à la rencontre de la société civile israélienne. (…) J’ai toujours été très impressionnée par la société israélienne, sa capacité de résilience et d’innovation », a déclaré Rama Yade à i24NEWS.

« La société israélienne est l’une des plus optimistes au monde, on a l’impression d’un vrai paradoxe mais en fait il y a un élan de vie qu’on voit à Tel-Aviv, il y a une énergie vitale qu’on voit à Jérusalem… il y a (ici) une capacité à réagir », a-t-elle ajouté, insistant à plusieurs reprises sur « la formidable capacité de résilience » des Israéliens.

« Un sommet pour rien »

Quelques jours à peine après la conférence sur la paix de Paris, la candidate à la présidentielle s’est également exprimé sur la rencontre internationale qu’elle a jugé être « un sommet pour rien ».

« Shimon Peres disait qu’il y a deux choses qu’on ne peut pas faire en public: l’amour et la paix . Donc moi je plaide pour qu’il y ait une négociation bilatérale, qui soit menée par les Israéliens et les Palestiniens », a-t-elle dit.

« Il faut que les interlocuteurs autour de la table ne soient pas engagés dans une stratégie extrémiste et c’est dans ce sens qu’il est important que nous, dans la communauté internationale, nous ayons un rôle de médiateur et pas autre chose », a-t-elle précisé faisant allusion au Hamas et au mouvement du Djihad islamique palestinien présent dans la bande de Gaza.

Interrogée sur la question du terrorisme, elle a souligné que « la France a subi des attaques terroristes d’une extrême violence qui ont été commises non pas par des étrangers venus de territoires lointains mais par nos propres enfants ».

« Je crois que la France connaît aujourd’hui une véritable crise existentielle au-delà de la crise économique et de la crise démocratique, une crise existentielle qui pose aux Français la question de savoir s’ils ont envie de continuer ensemble », a-t-elle expliqué.

Sur ce point, l’ancienne secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy a souligné qu’une « France sans les Juifs n’est pas tout à fait la France », de même qu’elle a rappelé qu' »il y a des quartiers en France où les femmes ne peuvent plus s’habiller comme elles le souhaitent ».

La « France qui ose »

En outre, Rama Yade n’est pas tendre avec la classe politique traditionnelle, notamment le candidat de gauche Emmanuel Macron. À 39 ans, elle compte incarner la « France qui ose », comme l’indique le slogan qu’elle a choisi pour sa campagne présidentielle.

« Notre mouvement ‘la France qui ose’ est comme une fédération avec plusieurs mouvements politiques et citoyens de gauche de droite et du centre. Notre idée est d’aller au bout de cette démarche en présentant des candidats aux législatives. Il n’est pas question pour nous de revenir vers tel ou tel camp politique », a insisté celle qui avait échoué à l’élection à la présidence du Parti radical en 2011.

L’ancienne membre de l’UMP avait été ensuite exclue du parti centriste à l’automne 2015, par décision de la commission de discipline de la formation, pour des prises de position « mettant gravement en cause l’image du parti », avait rapporté Le Monde.

Aujourd’hui, elle dit vouloir être la « candidate des oubliés », parle d’une France qui recherche l’authenticité et fustige le candidat de gauche Emmanuel Macron.

« Ce qu’elle (la France) veut c’est de l’authenticité et je ne suis pas sûre que M. Macron soit porteur, au-delà d’un programme qui n’existe pas (et) au-delà d’engagements dont on ignore tout, d’une quelconque authenticité », a-t-elle déclaré.

« Aujourd’hui la plupart des Français ne sont même plus en révolte, ils sont en retrait total du champ démocratique et ma génération a besoin de construire l’avenir. Notre pays ne nous appartient déjà plus, il faut construire pour cette génération qui vient », a fait valoir la candidate pour conclure. I24

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