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LA GUINÉE BISSAU, TOUJOURS SANS GOUVERNEMENT, VOIT LES ÉLECTIONS S’ÉLOIGNER 

LA GUINÉE BISSAU, TOUJOURS SANS GOUVERNEMENT, VOIT LES ÉLECTIONS S’ÉLOIGNER 

Plus d’un mois après la nomination d’un nouveau Premier ministre, la Guinée Bissau n’a toujours pas de gouvernement et les législatives prévues en mai ne devraient pas avoir lieu avant novembre, ont indiqué des responsables politiques à l’issue de consultations avec le président José Mario Vaz.

LA GUINÉE BISSAU, TOUJOURS SANS GOUVERNEMENT, VOIT LES ÉLECTIONS S’ÉLOIGNER 
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Plus d'un mois après la nomination d'un nouveau Premier ministre, la Guinée Bissau n'a toujours pas de gouvernement et les législatives prévues en mai ne devraient pas avoir lieu avant novembre, ont indiqué des responsables politiques à l'issue de consultations avec le président José Mario Vaz.

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LA GUINÉE BISSAU, TOUJOURS SANS GOUVERNEMENT, VOIT LES ÉLECTIONS S'ÉLOIGNER 

Le président de Guinée Bissau Jose Mario Vaz, le 2 mai 2017 lors d’une visite à Abidjan. | AFP/Archives | ISSOUF SANOGO


Plus d’un mois après la nomination d’un nouveau Premier ministre, la Guinée Bissau n’a toujours pas de gouvernement et les législatives prévues en mai ne devraient pas avoir lieu avant novembre, ont indiqué des responsables politiques à l’issue de consultations avec le président José Mario Vaz.

A la grande inquiétude de l’ONU, la Guinée-Bissau traverse des turbulences politiques depuis la destitution en août 2015 par le président Vaz de son Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau (PAIGC).

Les deux hommes, membres du même parti, ne s’entendaient plus sur la direction du pays, notamment au sujet de la corruption.

José Mario Vaz a depuis lors nommé plusieurs Premiers ministre, dont le dernier fin janvier, Augusto Antonio Artur Da Silva. Celui-ci est en principe chargé de former un gouvernement et d’organiser des législatives dans les prochains mois.

Mais les partis signataires d’un accord de sortie de crise conclu à Conakry en octobre 2016 ont jusqu’ici refusé de le soutenir.

Cet accord prévoit une “procédure consensuelle” pour choisir un Premier ministre “ayant la confiance du président” et devant rester en place jusqu’à des élections législatives.

Tout au long de la semaine, le chef de l’Etat reçu les chefs de partis siégeant au Parlement pour tenter de fixer une date pour ces législatives, qui selon la Constitution doivent avoir lieu quatre ans après celles d’avril 2014.

– ‘Techniquement impossible’ –

“Nous reconnaissons que les conditions pour organiser des élections fiables en mai n’existent pas. Donnons-nous le temps de préparer sérieusement des élections libre et transparentes. Pour nous et pour la plupart des partis politiques, le mois de novembre est le plus approprié”, a déclaré à l’issue des consultations qui ont duré une semaine le chef d’une petite formation de l’opposition, le Parti de la Nouvelle démocratie, Yaya Djalo.

“Techniquement, il ne sera pas possible d’organiser les législatives en mai comme prévu par le calendrier électoral”, a convenu le secrétaire exécutif de la Commission nationale des élections (CNE), José Pedro Sambu.

“Il aurait fallu mettre à jour les listes électorales dès janvier, procéder au recensement et établir un nouveau découpage cartographique. Il y a aussi le fait que le matériel informatique disponible se trouve dans un état de fonctionnement déplorable, faute d’entretien adéquat. Le mois de novembre est celui retenu par la plupart des partis politiques”, a-t-il expliqué.

En outre, la CNE n’a plus de président depuis le départ d’Augusto Mendes pour des fonctions internationales et la nomination de son successeur incombe à l’Assemblée nationale, qui a suspendu ses travaux depuis deux ans.

– ‘Mauvaise foi’ –

Dans son dernier rapport publié début février, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, déplorait que “les tensions n’ont cessé de monter” dans cette ancienne colonie portugaise d’Afrique de l’Ouest.

Les sanctions décidées le 1er février par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) contre 19 personnalités bissau-guinéennes pour non-respect de l’accord de sortie de crise n’ont jusqu’ici donné que de “modestes résultats”, “principalement en raison du manque de volonté politique et de bonne foi de la part de certaines parties prenantes et de leurs interprétations divergentes de l’accord de Conakry”, selon M. Guterres.

Ces sanctions concernent 14 députés –huit frondeurs du PAIGC et six du Parti de la rénovation sociale (PRS), deuxième formation parlementaire –ainsi que cinq proches de M. Vaz, dont son fils, Emerson Vaz.

Le 18 février, des milliers de partisans du président Vaz avaient manifesté dans la capitale Bissau pour dénoncer ces sanctions.

Mercredi, le Conseil de sécurité de l’ONU a prorogé pour un an, jusqu’au 28 février 2019, le mandat du Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau (Binugbis).

Celui-ci aura notamment pour mission “d’appuyer les opérations électorales afin d’assurer, en 2018, la tenue d’élections législatives ouvertes, libres et crédibles, +dans les délais prescrits par la loi+, selon la résolution 2404 adoptée à l’unanimité des membres du Conseil.

La prochaine élection présidentielle est quant à elle prévue en 2019.

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