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La justice est-elle caporalisée  en Côte d’Ivoire ? Côte d’Ivoire: Michel Gbagbo condamné à la prison pour «fausses nouvelles»

La justice est-elle caporalisée en Côte d’Ivoire ? Côte d’Ivoire: Michel Gbagbo condamné à la prison pour «fausses nouvelles»

Décidément le Président Alassane Ouattara veut aller non à la réconciliation nationale, mais à l’affrontement avec ces qui ont soutenu le régime de Laurent Gbagbo. Il embastille tout le monde en utilisant ce principe éhonté de deux poids, et deux mesures avec ceux qui ont participé la guerre en Côte d’Ivoire. Où sont-ils, les autres belligérants du Nord, les militaires qui ont semé la mort dans un pays embrasé durant la crise armée sanglante, de 2002 à 2007. Et le force nouvelle, que devient-elle ?

La justice est-elle caporalisée en Côte d’Ivoire ? Côte d’Ivoire: Michel Gbagbo condamné à la prison pour «fausses nouvelles»
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Décidément le Président Alassane Ouattara veut aller non à la réconciliation nationale, mais à l'affrontement avec ces qui ont soutenu le régime de Laurent Gbagbo. Il embastille tout le monde en utilisant ce principe éhonté de deux poids, et deux mesures avec ceux qui ont participé la guerre en Côte d'Ivoire. Où sont-ils, les autres belligérants du Nord, les militaires qui ont semé la mort dans un pays embrasé durant la crise armée sanglante, de 2002 à 2007. Et le force nouvelle, que devient-elle ?

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Décidément le Président Alassane Ouattara veut aller non à la réconciliation nationale, mais à l’affrontement avec ces qui ont soutenu le régime de Laurent Gbagbo. Il embastille tout le monde en utilisant ce principe éhonté de deux poids, et deux mesures avec ceux qui ont participé la guerre en Côte d’Ivoire. Où sont-ils, les autres belligérants du Nord, les militaires qui ont semé la mort dans un pays embrasé durant la crise armée sanglante, de 2002 à 2007. Et le force nouvelle, que devient-elle ?

Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, a été condamné vendredi à six mois de prison ferme et à 500 000 francs CFA d’amende (environ 1170 dollars canadiens) pour « complicité de divulgation de fausses nouvelles », a annoncé son avocat.

Laurent Despas, un journaliste français, directeur du site d’information Koaci.com, où M. Gbagbo avait tenu les propos incriminés par la justice, a lui été condamné à 10 millions de FCFA d’amende (environ 23 400 dollars canadiens) par le tribunal correctionnel d’Abidjan, pour « divulgation de fausses nouvelles », selon Me Rodrigue Dadje.

Dans un entretien à Koaci.com en mai 2016, Michel Gbagbo avait déclaré que « 250 personnes étaient encore détenues dans les prisons » ivoiriennes et que « 300 personnes […] inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011 étaient portées disparues ».

Michel Gbagbo et Laurent Despas avaient été inculpés deux semaines plus tard par la justice.

Me Dadje a déclaré qu’il allait faire appel de ces condamnations, « qui pourraient constituer un précédent grave en matière de liberté de la presse en Côte d’Ivoire ».

« Les journalistes pourraient désormais se faire condamner pour avoir simplement recueilli les propos de personnes ou personnalités si le pouvoir ivoirien estime ne pas partager ce point de vue », a expliqué l’avocat.

« Notre pays est en train de régresser considérablement en termes de liberté de la presse et de droits de l’homme », a-t-il encore estimé.

Le président ivoirien Alassane Ouattara s’était félicité jeudi, lors de ses voeux à la presse, de ce que la Côte d’Ivoire ait nettement progressé ces dernières années au classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans Frontières. Le pays figure à la 81e place au classement 2017.

L’opposition pro-Gbagbo reproche souvent au pouvoir une « justice des vainqueurs » quand les procès concernent des personnalités ou des faits en relation avec la crise politico-militaire qui a fait plus de 3000 morts en 2010-2011 après le refus du président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale. La Rédaction

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