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La police zimbabwéenne réprime violemment des manifestations anti-gouvernement

La police zimbabwéenne réprime violemment des manifestations anti-gouvernement

La police zimbabwéenne réprime violemment des manifestations anti-gouvernement
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La fronde sociale s’amplifie au Zimbabwe. Ce mercredi, plusieurs manifestants dont des diplômés sans emploi ont investi les rues d’Harare pour protester contre les politiques du gouvernement. Face à eux, des policiers qui n’ont pas hésité à faire usage de la force.

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La police zimbabwéenne réprime violemment des manifestations anti-gouvernement

La fronde sociale s’amplifie au Zimbabwe. Ce mercredi, plusieurs manifestants dont des diplômés sans emploi ont investi les rues d’Harare pour protester contre les politiques du gouvernement. Face à eux, des policiers qui n’ont pas hésité à faire usage de la force.

La tension est montée d’un cran lors d’une manifestation anti-Mugabe ce mercredi dans la capitale Harare. Des manifestants réunis devant le ministère zimbabwéen des Finances ont été chassés à coups de matraque et de canon à eau par la police. Les protestataires réclamaient la suppression des “billets d’obligation”, une devise locale introduite en mai, à parité avec le dollar américain.

En amont, ils ont déposé une pétition au ministère des Finances pour dénoncer cette mesure économique qui fait craindre un retour de l’hyperinflation qui avait détruit l‘économie en 2008-2009, poussant alors le Zimbabwe à abandonner sa devise nationale.

Un autre groupe de manifestants – cette fois des diplômés sans emploi dont la marche avait été interdite – s’est fondu dans le rassemblement. Ces chômeurs, bien entendu, exigeaient de l’administration Mugabe des emplois après leur cursus scolaire.

“Un jour libérateur, désormais oppresseur”, “Mugabe doit partir”, “Vous avez échoué M. Mugabe”, pouvait-on lire sur les pancartes brandies par la foule.

Ces troubles viennent en rajouter à la situation déjà très tendue au Zimbabwe depuis plusieurs semaines maintenant.

Une période au cours de laquelle le président Robert Mugabe a perdu l’un de ses principaux soutiens : les anciens combattants. Ces derniers ont pointé la gouvernance “dictatoriale” de leur ancien allié et l’avaient incité à la démission.

Mugabe, 92 ans, avait alors promis une “punition sévère” contre les vétérans déserteurs. Chose promise, chose due : depuis la semaine dernière, cinq d’entre eux ont été mis aux arrêts. AFP

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