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La RDC est sur la liste, des abus sexuels en Centrafrique: L’ONU désigne des pays dont relèvent les agresseurs

La RDC est sur la liste, des abus sexuels en Centrafrique: L’ONU désigne des pays dont relèvent les agresseurs

Des casques bleus du Bangladesh, de la RDC, du Maroc, du Niger et du Sénégal, sont impliqués, selon un responsable onusien

 Abus sexuels en Centrafrique: L’ONU désigne des pays dont relèvent les agresseurs

Deux responsables de haut rang des Nations Unies ont révélé les noms de certains des pays dont les troupes sont accusées d’avoir commis des abus sexuels sur des mineurs en République centrafricaine (RCA), a rapporté un communiqué de l’ONU.

Consacrant la transparence comme élément important de la lutte contre ce « fléau incroyablement difficile », le Sous-Secrétaire général de l’ONU chargé de l’Appui aux missions, Anthony Banbury, a nommé certains des pays dont les troupes-toutes placées sous le drapeau de l’ONU- sont impliquées: Le Bangladesh, la République démocratique du Congo (RDC), le Maroc, le Niger et le Sénégal, a précisé le même communiqué, diffusé vendredi soir, sur le site web de l’ONU.

Anthony Banbury a, en outre, affirmé que l’ONU faisait tout son possible pour venir en aide aux victimes, pour que justice leur soit rendue et pour empêcher que de telles abus soient commis de nouveau.

Il a, par ailleurs, annoncé qu’un nouveau site internet présentera prochainement un rapport du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, sur les mesures spéciales à prendre pour lutter contre l’exploitation et les abus sexuels.

Ce rapport identifiera pour la première fois, les pays dont les troupes sont impliquées dans ces affaires et contiendra des informations sur les allégations spécifiques, sur l’état d’avancement des enquêtes et sur les mesures disciplinaires éventuellement prises, a-t-il précisé.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Raad al-Hussein avait, pour sa part, annoncé, vendredi, que des interviews de mineurs centrafricains, victimes d’abus sexuels, ont permis d’établir la nationalité de certains agresseurs.

Il s’agirait, selon la même source de “soldats géorgiens et français relevant, respectivement, de la force de l’Union européenne (EUFOR/RCA) et de l’Opération française Sangaris”.

Les crimes présumés ont principalement eu lieu en 2014, mais n’ont été découverts que ces dernières semaines, a précisé un communiqué du Haut Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, tout en condamnant ces actes. AA/Bangui

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