Share
La traite des personnes, un phénomène qui prend de l’ampleur au Togo On estime à plus de 2,5 millions le nombre de victimes qui sont annuellement recrutées et exploitées à travers le monde. (Emmanuelle Harang chef projet TEH ambassade de France au Togo)

La traite des personnes, un phénomène qui prend de l’ampleur au Togo On estime à plus de 2,5 millions le nombre de victimes qui sont annuellement recrutées et exploitées à travers le monde. (Emmanuelle Harang chef projet TEH ambassade de France au Togo)

La traite des personnes, un phénomène qui prend de l’ampleur au Togo On estime à plus de 2,5 millions le nombre de victimes qui sont annuellement recrutées et exploitées à travers le monde. (Emmanuelle Harang chef projet TEH ambassade de France au Togo)
Summary:
La situation de la protection de l’enfant au Togo s’agissant du phénomène de la traite des Etres Humains (TEH) n’est pas du tout reluisant ces dernières années.« Entre 2011 et 2013, au total 6938 enfants togolais ont été victimes de la traite transnationale » a déclaré à Anadolu la ministre togolaise de l’Action sociale, de la Promotion de la femme et de l’Alphabétisation, Tchabinandi Kolani Yentchare, à l’occasion de l’ouverture d’un atelier régional sur la protection des victimes de traite des êtres humains dans les pays du Golfe de Guinée.

0%

La traite des personnes, un phénomène qui prend de l’ampleur au Togo On estime à plus de 2,5 millions le nombre de victimes qui sont annuellement recrutées et exploitées à travers le monde. (Emmanuelle Harang chef projet TEH ambassade de France au Togo)

La situation de la protection de l’enfant au Togo s’agissant du phénomène de la traite des Etres Humains (TEH) n’est pas du tout reluisant ces dernières années.

« Entre 2011 et 2013, au total 6938 enfants togolais ont été victimes de la traite transnationale » a déclaré à Anadolu la ministre togolaise de l’Action sociale, de la Promotion de la femme et de l’Alphabétisation, Tchabinandi Kolani Yentchare, à l’occasion de l’ouverture d’un atelier régional sur la protection des victimes de traite des êtres humains dans les pays du Golfe de Guinée.

« Ce phénomène est d’autant plus dangereux lorsqu’il s’agit d’enfants âgés entre 7 et 14 ans, généralement employés comme domestiques, portefaix, agriculteurs, vulcanisateurs, serveurs dans des bar-restaurants ou dans les mines d’extraction de sable, de concassage de gravier et dans bien d’autres métiers qui dépassent leurs capacités physiques mentales et intellectuelles », a dénoncé la ministre togolaise.

La situation au Togo n’est pas très différente de celle prévalant dans les autres pays du Golfe de Guinée qui subissent le même phénomène en l’absence quasi totale de chiffres, note dans une déclaration à Anadolu, Richard Sodigbe, officier de gendarmerie camerounais présent à la rencontre de Lomé.

Au Cameroun, par exemple, le phénomène « ressemble plutôt à des pratiques traditionnelles encouragées par les communautés », précise la même source, ajoutant que « les populations ont tendance à considérer cette pratique comme un palliatif à la pauvreté et refusent de l’évoquer avec des propos négatifs ».

« Ce phénomène est plus répandu dans le nord-ouest et le sud-ouest frontaliers au Nigeria », ajoute encore Richard Sodigbé.

Interrogée par Anadolu, Emmanuelle Harang chef de projet TEH au sein de l’ambassade de France au Togo, a , pour sa part indiqué, que « la Région septentrionale du Cameroun est touchée par le phénomène de la traite du fait de la tradition mais aussi à cause de la crise liée à Boko Haram ».

Des milliers de personnes, femmes, hommes et enfants sont victimes de ce phénomène dans cette région, a-t-elle ajouté.

Interrogé par Anadolu au sujet des obstacles qui entravent la lutte efficace contre le phénomène de la traite des êtres humains au Cameroun, Richard Sodigbé, a évoqué, entre autres, « l’implication et la complicité des familles dans le réseau de la traite, considérée comme une alternative pour échapper à la pauvreté et la stigmatisation des victimes qui parviennent à s’échapper. Leur retour étant souvent perçue comme un échec par la famille », précise-t-il.

Convenant que chaque pays de la région a ses propres spécificités et un contexte bien particulier expliquant la prépondérance de la traite d’Individus, les participants à la rencontre de Lomé ont opté pour l’échange optimal de points de vue et d’expériences afin de mieux faire face à ce phénomène à l’échelle régionale.

La traite d’être humains est une source de revenu très lucrative; elle constitue la troisième forme de criminalité la plus répandue dans le monde, après le trafic d’armes et le trafic de stupéfiants.

«Elle génère un profit estimé à plus de 32 milliards d’euros par an. On estime à plus de 2,5 millions le nombre de victimes qui sont annuellement recrutées et exploitées à travers le monde, subissant quotidiennement toutes sortes de violences et de violations des droits humains fondamentaux », a précisé Emmanuelle Harang.

Les formes d’exploitation les plus répandues dans le monde sont le travail forcé et l’exploitation sexuelle, mais on recense également d’autres formes d’exploitation telles que l’esclavage, la servitude et le trafic d’organes.

Tout comme le Togo, les pays de la sous-région touchés par ce phénomène, sont à la fois des pays d’origine, de transit et de destination des victimes de la traite des êtres humains.

Dans le cas du Togo, les autorités déclarent qu’une guerre sans merci a d’ores et déjà été engagée pour protéger les victimes.

« Des initiatives basées sur des actions de terrain ont permis, à ce jour, le retrait et la réinsertion scolaire et socioprofessionnelle de 11 548 enfants victimes de la traite ou du trafic d’être humains dont 6786 garçons et 4762 filles », a annoncé Yentchare.

Elle a, enfin, appelé tous les pays du Golfe de Guinée participant à l’atelier régional de Lomé à se saisir des instruments juridiques qu’ils se sont donnés, ceux internationaux au cas où ils n’en disposent pas pour ‘assurer une protection optimale à tous les enfants sur leur territoire. A.A

Laisser un commentaire