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La volonté de stopper l’immigration illégale: des murs de plus en plus nombreux dans le monde (cartographie)

La volonté de stopper l’immigration illégale: des murs de plus en plus nombreux dans le monde (cartographie)

La volonté de stopper l’immigration illégale: des murs de plus en plus nombreux dans le monde (cartographie)
Summary:
La volonté de stopper l'immigration illégale conduit à l'édification de murs de plus en plus nombreux à travers le monde, à l'instar de celui que veut construire le président américain Donald Trump entre les États-Unis et le Mexique. Au moment de la chute du mur de Berlin, il y a un quart de siècle,on comptait 16 murs défendant des frontières. En 2016, la chercheuse Élisabeth Vallet, de l'Université du Québec à Montréal, en répertoriait 66, construits pour dissuader les migrants, mais aussi pour des raisons sécuritaires.

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La volonté de stopper l'immigration illégale: des murs de plus en plus nombreux dans le monde (cartographie)

La volonté de stopper l’immigration illégale conduit à l’édification de murs de plus en plus nombreux à travers le monde, à l’instar de celui que veut construire le président américain Donald Trump entre les États-Unis et le Mexique.

Au moment de la chute du mur de Berlin, il y a un quart de siècle,on comptait 16 murs défendant des frontières. En 2016, la chercheuse Élisabeth Vallet, de l’Université du Québec à Montréal, en répertoriait 66, construits pour dissuader les migrants, mais aussi pour des raisons sécuritaires.

Entre 2006 et 2010, les États-Unis ont érigé sur plus de 1000 km une clôture le long de la frontière avec le Mexique pour empêcher l’immigration illégale et le trafic de drogue. Cette séparation, baptisée «Tortilla curtain», est équipée de projecteurs et de caméras de surveillance.

En 2015, alors que l’Europe voit affluer plus d’un million de personnes fuyant guerre et misère, les mesures anti-migrants se multiplient, tant dans les Balkans, qu’il leur faut traverser, que dans les pays où ils souhaitent s’installer.

En HONGRIE, l’un des principaux pays de transit, le gouvernement conservateur de Viktor Orban érige en septembre 2015 une clôture barbelée de quatre mètres de haut sur les 175 km de sa frontière avec la Serbie, puis en octobre suivant à la frontière croate.

Dans la foulée, la SLOVÉNIE pose des barbelés sur quelque 150 km de sa frontière avec la Croatie, longue de 670 km en tout.

L’AUTRICHE entreprend en décembre 2015 la construction d’une clôture de 3,7 km de long destinée à empêcher les traversées clandestines à sa frontière avec la Slovénie. Celle-ci est achevée en janvier 2016.

La MACÉDOINE a elle aussi élevé une clôture barbelée à sa frontière avec la Grèce, près de Gevgelija (sud-est).

La BULGARIE, qui a érigé une barrière de 30 kilomètres à la frontière turque, a entrepris l’an dernier de la prolonger.

Déjà en 2012, la GRÈCE avait édifié une haute clôture métallique sur quelque 10,3 kilomètres, le long du fleuve Evros, à la frontière turque, alors l’un des points de passage les plus prisés des migrants.

La France a achevé en décembre 2016 la construction à Calais (nord), le long de l’axe routier menant au port, d’un mur «anti-intrusions» destiné à empêcher les migrants de monter clandestinement dans des camions pour tenter de passer en Grande-Bretagne.

Ce mur de quatre mètres de hauteur et d’un kilomètre de long prolonge des grillages déjà installés sur la rocade. Financés par Londres (2,7 millions d’euros), les travaux avaient débuté en septembre, avant le démantèlement d’un gigantesque camp de migrants, appelé «La Jungle», dans lequel vivaient plusieurs milliers de personnes.

– ESPAGNE – MAROC : les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla sur la côte marocaine, seules portes d’accès terrestre à l’Europe pour l’immigration clandestine venue d’Afrique noire et du Maghreb, sont entourées de barrières grillagées difficiles à franchir. De nombreux candidats à l’émigration sont morts en tentant de passer par-dessus.

– ISRAËL – ÉGYPTE : Israël a achevé en 2014 une barrière de 242 km le long de sa frontière avec l’Égypte, un passage emprunté par de nombreux immigrants clandestins africains et trafiquants. Au cours des derniers mois, la barrière a été surélevée, passant de 5 à 8 mètres sur 17 km de tronçon.

– INDE – BANGLADESH : entre 1993 et 2013, l’Inde a construit un mur-frontière de près de 4.000 km de long autour du Bangladesh afin de lutter contre l’immigration clandestine, les infiltrations de groupes armés et la contrebande. Avec afp

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