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L’Afrique à Paris : Les africaines à Château Rouge, le système D qui rapporte !

L’Afrique à Paris : Les africaines à Château Rouge, le système D qui rapporte !

Le quartier de Château Rouge est traversé, à sa lisière ouest et sur un axe nord-sud, par le boulevard Barbès, qui sépare le quartier de la Goutte d’Or de la butte Montmartre à proprement parler. La ligne 4 du métro suit le même parcours, desservant notamment par la station Château Rouge à laquelle le quartier donne son nom.

Beaucoup passent leur temps à se moquer de celles qui font le chat et la souris à Château Rouge avec la police. Mais ce commerce illicite, informel est une mine d’or pour celles qui ont eu le courage de s’établir dans cet endroit qui attire une foule immense venue des quatre coins de l’Europe.

CHATEAU ROUGE MARCHÉUn commerçant indien me disait, vous savez monsieur, j’ai commencé avec ce petit commerce à la sauvette, aujourd’hui, j’ai un magasin, dans deux rues à côté d’ici, qui me permet de salarier deux personnes…

il n’y a pas de sot métier il n’y a que de sottes gens ! Une bonne journée (le week-end), dans cet endroit rapporte au moins 300 euros de bénéficie par jour. Faites le calcul !

Ce marché sauvage irrite terriblement, ceux qui ont, leur pas-de-porte et fonds de commerce. D’après les études faites par, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE en 2013), le 18 èm arrondissement, draine un pactole de plus de 5 milliards d’euros par an, avec un reversement substantiel à la ville . Raison pour laquelle d’ailleurs, en 2002, le maire de l’arrondissement avait carrément refusé, le transfert du marché de Château-Rouge sur le site très périphérique et inhospitalier de la Gare des Mines à Aubervilliers. Qui dit que les africains ne contribuent pas à l’économie française ?

Ce marché a fait de la vraie résistance en termes économique, au delà des pressions des riverains de l’époque  : « Les propos tenus à ce sujet au Conseil de Paris par la socialiste Lyne Cohen Solal, adjointe au Maire chargée du commerce, ne laissent d’ailleurs aucune ambiguïté sur l’intention globale de ces différents projets : « Tout est mis en oeuvre pour que (ce) quartier (…) soit rendu à ses habitants le plus rapidement possible » (18 Novembre 2002). » 

D’autres femmes africaines me dit-on sont de mèche avec la police de la goutte d’Or, où elles reversent une petite redevance, pour avoir un semblant de tranquillité. Cela se négocie également d’après les informations concordantes à une partie de jambes en l’air…

Les places deviennent chères !

Roger BONGOS

 

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