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L’Afrique du Sud échappe à une dégradation de sa note souveraine par Standard and Poor’s

L’Afrique du Sud échappe à une dégradation de sa note souveraine par Standard and Poor’s

L’Afrique du Sud échappe à une dégradation de sa note souveraine par Standard and Poor’s
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L'agence de notation Standard and Poor's (S&P) a annoncé, dans un communiqué publié le 3 juin, le maintien de la note de la dette souveraine à long terme de l’Afrique du Sud à «BBB-», soit un échelon au dessus de ce qu'on appelle le «junk status», c'est-à-dire un statut à risque élevé.

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L’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) a annoncé, dans un communiqué publié le 3 juin, le maintien de la note de la dette souveraine à long terme de l’Afrique du Sud à «BBB-», soit un échelon au dessus de ce qu’on appelle le «junk status», c’est-à-dire un statut à risque élevé.

S&P a fait état d’«améliorations dans le secteur énergétique» et souligné la «détermination du gouvernement à réduire les déficits budgétaires à un rythme plus rapide qu’escompté». Elle a cependant estimé que les perspectives de cette note restent négatives en raison notamment de la «faible croissance» et des «tensions politiques grandissantes, notant que la note de l’Afrique du Sud pourrait être abaissée cette année ou l’an prochain si les mesures politiques prises (par le gouvernement) ne permettent pas de renverser la situation».

Le gouvernement sud-africain a exprimé son soulagement après le maintien de la note souveraine par S&P, indiquant que cette décision lui « donne davantage de temps pour démontrer les conséquences concrètes de l’application des réformes en cours destinées à relancer la croissance et assainir les finances publiques ».

Après avoir enregistré des taux de croissance de l’ordre de 5% entre 2004 et 2007, l’économie sud-africaine tourne au ralenti depuis quelques années, en raison notamment de la chute des cours des matières premières et de la multiplication des mouvements sociaux dans des secteurs stratégiques comme les mines et l’industrie. Le pays le plus industrialisé du continent  souffre également d’une forte sécheresse, la pire depuis un siècle, et du ralentissement de la croissance chinoise. Des changements successifs à la tête du ministère des Finances en décembre ont miné la confiance des investisseurs.

Selon les dernières projections du Fonds monétaire international (FMI), la croissance de l’économie sud-africaine ne devrait pas dépasser 0,6% cette année.

A noter que l’agence Fitch Ratings doit de son côté réévaluer la note de l’Afrique du Sud cette semaine. (Agence Ecofin)

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