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Centrafrique  : L’ambiance nocturne reprend de plus en plus à Bangui

Centrafrique : L’ambiance nocturne reprend de plus en plus à Bangui

La ville de Bangui retrouve de plus en plus son ambiance de la nuit. Les activités nocturnes ont commencé à reprendre, ces derniers jours grâce aux patrouilles des Faca, à en croire les habitants de Bangui interrogés sur la question.

Il est 20 heures au croisement Miskine-Benz-Vi, dans le 5e arrondissement de Bangui. Des musiques continuent de retentir un peu partout dans le secteur. Des taxis et Bus ainsi que les Mototaxi circulent à toute vitesse, et certains chauffeurs appellent les passants et demandent leur destination. Certains jeunes vendent du pain et discutent entre eux. Hérodias Nguerepandé, un de ces jeunes vendeurs de pains se dit rassuré maintenant la nuit, ce qui l’amène à rester au croissement très tard dans la nuit.

« Nous sommes là depuis 5 heures du matin. Je finis ici à 23 heures sans inquiétude. Personne nous dérange comme auparavant. Pour le moment, on sent que la sécurité commence à revenir mais ce n’est pas encore total. Nous voulons à ce que Bangui retrouve son ambiance comme dans le passé et que la paix revienne, pour que nous soyons libre dans nos petits commerces », a-t-il expliqué.

En face de ces jeunes, se trouvent des vendeuses de poissons braisés. Celles-ci aussi sont rassurées par  les patrouilles des Faca. « Depuis ces derniers temps, nous avons constaté qu’il y a le calme. Je quitte ici le plus souvent à 22 heures voire à 23 heures sans aucune inquiétude. Je dors à côté de l’école Malimaka. Une fois fini ici, je rentre sans crainte parce que les Faca patrouillent dans les secteurs et j’admire leur courage », a témoigné Estelle Gremalé.

Le bar dancing Elesongo, situé à quelques mètres du croisement, est rempli de monde. De l’extérieur, la musique nous accueille. A l’entrée, deux hommes assis sur des tabourets vendent les tickets  et fouillent les sacs de tous ceux qui rentrent dans ce bar.

A l’intérieur, c’est un autre monde. Il est 21 heures passée, Mauricette, fatiguée après son passage sur la piste, veut rentrer mais elle a accepté de se livrer. « Après avoir travaillé depuis le début de la semaine, aujourd’hui on se distrait quand même afin de combattre le stress, la fatigue et autre. A Elesongo, il y a la vie et ici ça bouge. Là, je suis en train de rentrer à la maison puisque demain c’est lundi et je dois travailler », dit-elle.

Au croisement Marabéna, dans le 4ème arrondissement, l’ambiance est pratiquement la même. Les gens ne se pressent pas pour rentrer malgré qu’il est plus de 21 heures. Dans un salon de coiffure nommé  ‘’Daff Coiffure’’, les activités se poursuivent. Deux femmes sont en train de se coiffer.

« Le plus souvent, c’est à partir de 18 heures que les femmes viennent. Ce qui fait que je ferme même au delà de 22 heures. Contrairement aux deux dernières années, le secteur est calme actuellement. On ne constate plus de cas de braquage, de vol à mains armées et autres. Nous savons que le rond-point Marabena était considéré comme la base des Anti-Balaka mais tout est rentré dans l’ordre ici, c’est pourquoi on continue de travailler à cette heure-ci », a expliqué Marina Obemogna, l’une des coiffeuses.

La ville de Bangui a perdu son ambiance de la nuit depuis le coup d’Etat de la séléka en mars 2013. Elle est en train de la reprendre grâce à la remise sur pied des Faca qui multiplient les patrouilles dans la ville.

SANDRINE MBAGNA

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