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LE BURUNDI BOYCOTTE LES DISCUSSIONS DE SORTIE DE CRISE À ARUSHA

LE BURUNDI BOYCOTTE LES DISCUSSIONS DE SORTIE DE CRISE À ARUSHA

LE BURUNDI BOYCOTTE LES DISCUSSIONS DE SORTIE DE CRISE À ARUSHA
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Le gouvernement du Burundi va boycotter les discussions de sortie de crise qui doivent s'ouvrir jeudi à Arusha (Tanzanie), selon un communiqué rendu public mercredi soir. Cette nouvelle session du dialogue interburundais, organisée par le facilitateur régional et ancien président Tanzanien Benjamin Mkapa, vise à sortir le Burundi d'une crise déclenchée il y a près de deux ans par la candidature controversée du président Pierre Nkurunziza à un 3e mandat.

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LE BURUNDI BOYCOTTE LES DISCUSSIONS DE SORTIE DE CRISE À ARUSHA

Le président du Burundi Pierre Nkurunziza (d), le vice-président Gaston Sindimwo (g) et le président de l’Assemblée nationale Pascal Nyabenda, lors des funérailles du ministre de l’Environnement, Emmanuel Niyonkuru, le 10 janvier 2017 à Bujumbura | AFP/Archives |


Le gouvernement du Burundi va boycotter les discussions de sortie de crise qui doivent s’ouvrir jeudi à Arusha (Tanzanie), selon un communiqué rendu public mercredi soir.

Cette nouvelle session du dialogue interburundais, organisée par le facilitateur régional et ancien président Tanzanien Benjamin Mkapa, vise à sortir le Burundi d’une crise déclenchée il y a près de deux ans par la candidature controversée du président Pierre Nkurunziza à un 3e mandat.

Le gouvernement de M. Nkurunziza dénonce la présence parmi les invités de la nouvelle session « de certains acteurs violents, notamment des putschistes recherchés par la justice (…), ce qui empiète sur la souveraineté du Burundi », selon ce texte signé par le porte-parole du gouvernement, Philippe Nzobonariba.

Le texte s’insurge également face à la présence de Jamal Benomar, conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies, « qui a été récusé par le gouvernement du Burundi ».

« Par conséquent, le gouvernement du Burundi a décidé de ne pas envoyer de délégués à Arusha dans (cette) session », poursuit Bujumbura.

Le Burundi est plongé dans une grave crise depuis avril 2015 et la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé puis son élection en juillet de la même année. Les violences ont fait plus de 500 morts et poussé plus de 300.000 personnes à quitter le pays.

Les précédentes tentatives de faire s’asseoir à la même table le gouvernement et son opposition avaient échoué. AFP

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