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Le Burundi dénonce l’implication de l’UE dans la « déstabilisation » de ses institutions républicaines

Le Burundi dénonce l’implication de l’UE dans la « déstabilisation » de ses institutions républicaines

L’Union Européenne serait impliquée dans la « déstabilisation » des institutions républicaines du Burundi depuis plusieurs années dans une perspective de « changement de régime » dans le pays, a déclaré mardi Philippe Nzobonariba, secrétaire général et porte-parole du gouvernement burundais, dans un communiqué.

Le Burundi dénonce l’implication de l’UE dans la « déstabilisation » de ses institutions républicaines
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L'Union Européenne serait impliquée dans la "déstabilisation" des institutions républicaines du Burundi depuis plusieurs années dans une perspective de "changement de régime" dans le pays, a déclaré mardi Philippe Nzobonariba, secrétaire général et porte-parole du gouvernement burundais, dans un communiqué.

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Le Burundi dénonce l'implication de l'UE dans la "déstabilisation" de ses institutions républicaines

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L’Union Européenne serait impliquée dans la « déstabilisation » des institutions républicaines du Burundi depuis plusieurs années dans une perspective de « changement de régime » dans le pays, a déclaré mardi Philippe Nzobonariba, secrétaire général et porte-parole du gouvernement burundais, dans un communiqué.

Les relations entre l’UE et le gouvernement du président Nkurunziza se sont « détériorées » depuis le 14 mars 2016, date à laquelle l’UE a annoncé sa décision portant suspension de l’aide financière directe à l’administration burundaise, en invoquant la violation par celle-ci, de l’Accord de Cotonou (Bénin) de 2000 liant la vingtaine de pays de l’UE à 77 pays ACP(Afrique-Caraibes-Pacifiques), en ce qui concerne la protection des droits humains.

Le gouvernement du Burundi « vient de prendre connaissance de la circulation des documents portant sur la probable implication de l’UE dans la déstabilisation des Institutions Républicaines du Burundi notamment la tentative de changement de régime au Burundi », précise le communiqué.

Ces documents, poursuit le communiqué, rapportent des « faits graves imputables à la délégation de l’UE à Bujumbura et qui datent de l’année 2014 ; plusieurs mois donc, avant l’insurrection et la tentative de la tentative de coup d’Etat du mois de mai 2015 ».

Le communiqué ajoute que dans ces documents en circulation, il est rapporté que l’UE a procédé à des « financements à l’endroit de personnes physiques ou morales impliquées dans la déstabilisation du Burundi » et actuellement sous mandat d’arrêt international émis par la justice burundaise.

Ces révélations, indique par ailleurs le communiqué, viennent s’ajouter à d’autres éléments qui ont poussé le gouvernement burundais « à dénoncer une probable main étrangère » dans les actes de sabotage de son programme de promouvoir la paix et la démocratie, particulièrement le processus conduisant aux élections de 2015.

D’après le communiqué, ces documents, ainsi mis à découvert, pourraient accréditer la thèse selon laquelle « certains acteurs de l’UE, nourrissent depuis plusieurs années, le désir d’opérer un changement de régime au Burundi ».

« Par ces documents, le Gouvernement du Burundi vient de se rendre compte et de trouver une réponse claire aux interrogations qu’il se posait sur les raisons des pressions politico – diplomatiques de l’UE contre le Burundi et ses prises de positions toujours défavorables aux intérêts du Burundi. Le Gouvernement n’a jamais cessé de dénoncer le rôle joué par la délégation de l’UE au Burundi, ainsi que d’autres agissements préjudiciables à la promotion de la paix et la démocratie dans le pays », insiste le communiqué.

Pour Bujumbura, l’analyse « en profondeur » de ces révélations, pourrait apporter plus de lumière, « sur les probables influences » qu’auraient exercés cette politique de l’UE contre le Burundi, dans la prise de certaines décisions.

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