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Le dialogue à Kinshasa, un traquenard : l’Opposition à quitte ou double !

Le dialogue à Kinshasa, un traquenard : l’Opposition à quitte ou double !

Le G7, la Dynamique de l’opposition ainsi que le Front Citoyen vont-ils demeurer figés dans leur position de rejet systématique du Dialogue et surtout du processus initié par l’Union Africaine ?

Arrivé à Kinshasa, Edem Kodjo a donné le ton de la médiation initiée par la Communauté africaine.

L’ex homme d’Etat togolais a affirmé que la médiation africaine qu’il incarne qu’il incarne bénéficie du soutien actif de la Communauté internationale, à travers l’Onu.

C’est dire qu’après les pré-consultations lancées par Saïd Djinnit, le Secrétaire Général de l’Onu a levé l’option de laisser l’UA en avant-plan.

Par conséquent, rejeter Edem Kodjo et la médiation africaine ; c’est en réalité rejeter la démarche de fond de la Communauté internationale.

C’est un choix difficile.

L’assumer implique plusieurs conséquences dans le chef de leurs auteurs. C’est en somme jouer à quitte ou double.

Pari risqué 

En effet, dans notre édition d’hier, nous révélions qu’arriver à tout prix à organiser un Dialogue inclusif et à éviter à la Rdc le pire, est le pari que s’est lancée la Communauté internationale. Pas question que toutes les prophéties de malheur autour de 2016 trouvent la moindre réalisation.

La communauté internationale a décidé de jeter tout son poids dans la crise congolaise. A travers l’Union Africaine, une machine de médiation voulue féroce et efficace a été mise en marche.

Edem Kodjo ne sera pas seul dans la grande bataille du déminage. Nous apprenons que le Togolais sera accompagné, dans sa lourde et délicate mission, par Saïd Djinnit pour le compte de l’Onu, Ibrahima Fall pour l’Union Africaine, Thomas Perriello pour les Etats-Unis et Koen Vervaeke pour l’Union Européenne.

C’est dire que cette fois ça passe ou ça casse. La communauté internationale a pris toutes les précautions en vue de prévenir tout échec des préconsultations autour du Dialogue.

Vœu difficile 

Non sans raisons, une série de pesanteurs qui menacent l’aboutissement heureux du processus du Dialogue. En effet, une bonne frange de l’Opposition, dont la Dynamique de l’Opposition ainsi que le G7 se sont déjà signalés dans la stigmatisation d’Edem Kodjo, de l’Union Africaine et de la présidente de sa commission.

Ces deux composantes radicales de l’Opposition ont annoncé qu’elles ne rencontreraient pas l’émissaire de l’UA. Difficile dans ce cas de tenir le vœu de la présidente Kosazana Zuma qui veut que tous les acteurs de la crise congolaise se mettent rapidement autour d’une table. 

Interpellation 

C’est donc une véritable équipe de choc qui doit débarquer à Kinshasa. On petit tout en dire, .sauf que sa composition élargie ne donne pas le gage de la crédibilité.

Sauf à vouloir compliquer la situation pour le simple plaisir de l’exercice ; donc par cynisme, nul ne peut affirmer que les cinq personnalités envoyées pour baliser la voie du Dialogue ne sont pas toutes crédibles.

On peut douter de l’une d’elle, c’est possible. Mais les récuser systématiquement toutes les cinq relève de la pure fantaisie. Celui qui se risquerait à ce jeu, va indiscutablement se mettre à dos la communauté internationale.

Cette dernière lance la croisade de la dernière chance. Il ne faut pas prendre le processus ainsi engagé à la légère. Il apparait bien être le fruit d’une étude profonde et conséquente. Voir les grandes composantes de la communauté internationale se mettre en synergie constitue toute une interpellation.

Par LP

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