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Le marathon sexuel: Les prostituées ont jusqu’à 30 clients par nuit…

Le marathon sexuel: Les prostituées ont jusqu’à 30 clients par nuit…

Le marathon sexuel: Les prostituées ont jusqu’à 30 clients par nuit…
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Les prostituées de rue à Zurich travaillent souvent dans des conditions misérables, jusqu’à 70 heures par semaine, et sont régulièrement victimes de violences, révèle une étude menée par la ville alémanique.

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Le marathon sexuel: Les prostituées ont jusqu'à 30 clients par nuit 

(Archives)Presque toutes les femmes interrogées viennent de milieux pauvres de l’est de la Hongrie. Image: Keystone

Les prostituées de rue à Zurich travaillent souvent dans des conditions misérables, jusqu’à 70 heures par semaine, et sont régulièrement victimes de violences, révèle une étude menée par la ville alémanique.

La prostitution de rue sur le Sihlquai à Zurich est contrôlée depuis quelques années par des Roms. Pour en savoir plus, la ville de Zurich a interrogé entre mai et juin 120 prostituées en Hongrie et à Zurich sur leurs conditions de travail.

Les résultats de l’enquête ont été présentés lundi à Budapest et dans l’émission de la télévision alémanique SF «10 vor 10». Le rapport n’a donné lieu à aucune information à Zurich.

Conditions de vie

L’enquête s’intéresse essentiellement à des prostituées hongroises. Elles se prostituent pour améliorer leurs conditions de vie au pays, a indiqué mardi à l’ats Michael Herzig, du département des affaires sociales de la ville de Zurich.

Presque toutes les femmes interrogées viennent de milieux pauvres de l’est de la Hongrie. Plus de la moitié ont commencé à faire le trottoir avant d’avoir 20 ans.

Des mineures arrivent aussi à obtenir une autorisation pour se prostituer grâce à de faux papiers. Dans ces cas-là, on peut soupçonner un trafic d’êtres humains, car se procurer ces faux papiers nécessite des connaissances spéciales.

70 heures par semaine

Les prostituées du Sihlquai travaillent en moyenne 70 heures par semaine. Elles ont en moyenne six clients par nuit. Certaines font jusqu’à 30 passes par jour. Le travail est dur et risqué: insultes, menaces et violences font partie du quotidien de ces femmes.

Et elles ne voient pas tellement la couleur de l’argent qu’elles gagnent en Suisse. Elles sont obligées de payer un souteneur ou envoient l’argent à leur famille restée au pays, selon l’étude.

Les prostituées sont aussi victimes de propriétaires d’immeubles qui leur louent des appartements à des prix prohibitifs. Un loyer de 2700 francs pour une chambre avec plusieurs lits n’est pas rare.

Famille et dettes

Chez les prostituées hongroises, les souteneurs sont souvent des membres de la famille ou des proches. Beaucoup de jeunes femmes ont des dettes envers leur souteneur, parfois des sommes très importantes qu’elles ne peuvent pas expliquer, selon l’étude. Les souteneurs n’apparaissent que très rarement en pleine lumière. Ils préfèrent envoyer des femmes pour surveiller les prostituées, récolter l’argent, décider qui a le droit d’utiliser un préservatif et combien de temps les femmes doivent se prostituer.

Il existe une forte concurrence entre les femmes qui font le trottoir à Zurich. Les clients peuvent ainsi facilement faire pression sur les prix ou exiger des rapports non protégés.

Améliorer la sécurité

D’après l’étude, il est absolument nécessaire d’améliorer la sécurité des prostituées de rue à Zurich. La première mesure devrait être la création d’une zone de prostitution surveillée et sécurisée.

Les citoyens zurichois ont accepté en mars la création d’une zone de prostitution dans des box installés en périphérie de la ville. Les recours déposés contre le permis de construire ont été écartés. Les box devaient être inaugurés au printemps 2013 et la prostitution de rue sera dès lors interdite au Sihlquai.

Pour éviter la prostitution forcée, il faut aussi améliorer l’information des prostituées sur leurs droits et obligations, souligne l’étude. Elles pourront ainsi être un peu moins dépendantes des souteneurs. (ats/nxp) Tribune de Genève 

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