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Le Parlement ougandais ouvre la voie à une présidence à vie pour Museveni

Le Parlement ougandais ouvre la voie à une présidence à vie pour Museveni

Les députés ont supprimé la limite d’âge pour être élu président, permettant au chef de l’Etat, 73 ans, de se représenter en 2021. Les députés ougandais ont voté à une très large majorité, mercredi 20 décembre, la suppression de la limite d’âge (75 ans) pour être élu président, ouvrant la voie à une nouvelle candidature en 2021 du chef de l’Etat, Yoweri Museveni, âgé de 73 ans. Très controversé, l’amendement visant à modifier la Constitution a été adopté par 315 voix contre 62 et deux abstentions, à l’issue de trois jours de débats chaotiques. Le Parlement ougandais est largement dominé par le parti au pouvoir.

Le Parlement ougandais ouvre la voie à une présidence à vie pour Museveni
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Les députés ont supprimé la limite d’âge pour être élu président, permettant au chef de l’Etat, 73 ans, de se représenter en 2021. Les députés ougandais ont voté à une très large majorité, mercredi 20 décembre, la suppression de la limite d’âge (75 ans) pour être élu président, ouvrant la voie à une nouvelle candidature en 2021 du chef de l’Etat, Yoweri Museveni, âgé de 73 ans. Très controversé, l’amendement visant à modifier la Constitution a été adopté par 315 voix contre 62 et deux abstentions, à l’issue de trois jours de débats chaotiques. Le Parlement ougandais est largement dominé par le parti au pouvoir.

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Le Parlement ougandais ouvre la voie à une présidence à vie pour Museveni

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Les députés ont supprimé la limite d’âge pour être élu président, permettant au chef de l’Etat, 73 ans, de se représenter en 2021. Les députés ougandais ont voté à une très large majorité, mercredi 20 décembre, la suppression de la limite d’âge (75 ans) pour être élu président, ouvrant la voie à une nouvelle candidature en 2021 du chef de l’Etat, Yoweri Museveni, âgé de 73 ans. Très controversé, l’amendement visant à modifier la Constitution a été adopté par 315 voix contre 62 et deux abstentions, à l’issue de trois jours de débats chaotiques. Le Parlement ougandais est largement dominé par le parti au pouvoir.

Le président Museveni, au pouvoir depuis 1986, n’en est pas à son coup d’essai. En 2005, la Constitution avait été modifiée pour supprimer la limitation à deux mandats présidentiels, lui permettant ainsi de briguer ses troisième, quatrième et cinquième mandats. M. Museveni avait alors soutenu que le Parlement était indépendant et qu’il respecterait la volonté du peuple, un argument réutilisé douze ans plus tard.

Les élections législatives repoussées

Le projet de loi adopté mercredi réintroduit la limitation à deux mandats présidentiels, mais celle-ci n’entrera en vigueur qu’après la prochaine élection, permettant ainsi à M. Museveni de se présenter de nouveau à deux reprises. Le mandat des députés a quant à lui été allongé de deux ans, passant de cinq à sept années, repoussant ainsi les prochaines élections législatives à 2023.

Lire aussi :   Les présidents tchadien et ougandais impliqués dans une affaire de corruption aux Etats-Unis

Pour l’avocat et défenseur des droits de l’homme Nicholas Opiyo, ces décisions « constituent un revirement pour le processus démocratique en Ouganda »« Supprimer la limite d’âge, un des plus importants garde-fous, va enraciner le régime autocratique et dictatorial, ajoute-t-il. Dans un pays où, selon les observateurs internationaux, les élections ne sont pas le reflet de la libre volonté du peuple, la limite d’âge était l’unique soupape de sécurité qui aurait permis que Museveni abandonne pacifiquement le pouvoir. »

Le porte-parole du parti au pouvoir, le Mouvement de résistance nationale (NRM), Rogers Mulindwa, a assuré que la loi n’était pas faite pour bénéficier au chef de l’Etat mais destinée à lutter contre la « discrimination » par l’âge. AFP

 

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