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Le parti accompagnateur de l’imposture Palu, donne sa position sur le fameux dialogue et élections

Le parti accompagnateur de l’imposture Palu, donne sa position sur le fameux dialogue et élections

Après sa nomination en qualité de Secrétaire permanent et porte-parole du Parti Lumumbiste Unifié, Palu, Gizenga Lugi est sorti de son silence pour s’exprimer sur les questions d’actualité nationale. Il s’agit notamment du Dialogue politique à tenir, et des élections générales à venir. L’orateur a également saisi l’occasion pour faire le point sur la santé de son parti, au cours de l’interview qu’il nous a accordée.

Invité à donner son avis face à l’ordonnance du chef de l’Etat convoquant le Dialogue, Gizenga Lugi a commencé par rappeler que par principe, le Palu a toujours prôné un dialogue permanent comme stratégie pour réduire le risque des situations malencontreuses et gérer les conflits.

Une vision similaire avec l’Onu qui a toujours préconisé le dialogue comme moyen de résoudre les conflits entre les Etats d’une part, et au sein des Etats d’autre part. Voilà pourquoi, soutient-il, le Palu n’a pas d’a priori quant à sa participation au Dialogue dont le parti espère aider à la consolidation de la démocratie et la construction d’un espace politique apaisé.

Livrant ses impressions sur le dernier message du chef de l’Etat sur l’état de la Nation devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès, le Secrétaire permanent fait savoir que le discours de Joseph Kabila cadre avec beaucoup de points déjà évoqués par le Secrétaire général et chef du Palu Antoine Gizenga, à travers notamment ses messages du 28 janvier et du 22 août 2015. Le Palu est satisfait parce que sa vision coïncide avec la philosophie du chef de l’Etat, à savoir : dialoguer pour baliser le chemin des élections libres, transparentes et démocratiques dont les résultats ne feront l’objet d’aucune contestation par les parties prenantes.

Concernant les élections générales à venir, il renseigne que depuis sa nomination, il s’attèle à redynamiser les activités du parti en restructurant ses organes de base en vue de peaufiner des stratégies nécessaires pour gagner davantage des sièges à tous les niveaux des scrutins.

Quant au nombre actuel des députés nationaux Palu ne permettant pas au parti d’avoir son propre groupe parlementaire, il a déclaré qu’il s’agit du passé. Avant de stigmatiser le système proportionnel utilisé en lieu et place du système majorité appliqué en 2006. « Pour nous, la force d’un parti politique ne se mesure pas seulement par sa représentation parlementaire, mais aussi par sa capacité de mobiliser et convaincre », a-t-il indiqué.

A la préoccupation de savoir si le parti ne traversait pas une crise de leadership, avec notamment le silence de Mayobo et des sanctions prises à l’encontre de Muzito et Makiashi, le SP et porte-parole du Palu a d’abord fait savoir que Mayobo n’est pas concerné par la situation des sanctions. Avant de lui jeter des fleurs pour ses interventions au parlement où il défend bien le parti. Quant à Willy Makiashi, il a affirmé qu’il n’a jamais été sanctionné. S’agissant de Muzito, il a lâché : il est et reste cadre du parti. A ce titre, il n’est pas exonéré des sanctions prévues dans le règlement intérieur du parti. « Quoi qu’il en soit, ces trois cadres, je cite : Mayobo, Muzito et Makiashi contribuent de façon significative à la dynamique du parti », souligne Gizenga Lugi.

En tant que fils du Secrétaire général du parti, estimez-vous avoir une mission spéciale par rapport à vos prédécesseurs ? Etes-vous dauphin de votre père?

Sourire avant de répondre. « En tant que fils biologique du SG du Palu, je ne jouis d’aucun privilège en dehors de mes devoirs de militant et cadre du parti. La direction du Secrétariat permanent étant collégiale, tout le leadership s’exerce en coresponsabilité », a-t-il déclaré en reconnaissant avoir hérité d’un travail de qualité réalisé par ses prédécesseurs en rapport avec les enjeux politiques de l’heure et à venir, à savoir : les élections et le Dialogue. Il promet poursuivre, sans relâche, la mission entamée par ses prédécesseurs.

En ce qui concerne la succession à la tête du parti; il soutient que le Palu n’est pas un patrimoine monarchique, et que le règlement intérieur ignore le vocable « dauphin ». « Le problème qui doit nous préoccuper est de savoir si le militant Lugi que je suis est capable ou non d’assurer une quelconque responsabilité au sein du parti », a martelé le Secrétaire permanent et porte- parole du Parti Lumumbiste Unifié.

Le Phare

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