Share
Le président brésilien Michel Temer sera-t-il destitué ? Il nie avoir demandé 3 millions d’euros à Odebrecht (Petrobras)

Le président brésilien Michel Temer sera-t-il destitué ? Il nie avoir demandé 3 millions d’euros à Odebrecht (Petrobras)

Le président brésilien Michel Temer sera-t-il destitué ? Il nie avoir demandé 3 millions d’euros à Odebrecht (Petrobras)
Summary:
Le président brésilien Michel Temer a nié avec "véhémence" avoir demandé en 2014 dix millions de réais (près de 3 millions d'euros) au propriétaire du géant du BPT Odebrecht, entreprise au coeur du scandale Petrobras, pour des campagnes de membres de son parti PMDB (centre droit).

0%

le président brésilien Michel Temer sera-t-il destitué ? Il nie avoir demandé 3 millions d'euros à Odebrecht (Petrobras)

Le président brésilien Michel Temer a nié avec « véhémence » avoir demandé en 2014 dix millions de réais (près de 3 millions d’euros) au propriétaire du géant du BPT Odebrecht, entreprise au coeur du scandale Petrobras, pour des campagnes de membres de son parti PMDB (centre droit).

L’argent aurait servi à la campagne de Paulo Skaf

« Le président Michel Temer rejette avec véhémence les fausses accusations de M. Melo Filho« , ex-vice président des Relations institutionnelles de Odebrecht. « Les dons fait par le groupe Odebrecht au PMDB ont tous été faits par le biais de transferts bancaires déclarés au Tribunal Supérieur Électoral« , affirme un bref communiqué de la Présidence samedi.

La révélation de ces « dons » a été faite au parquet fédéral par Claudio Melo Filho. Il est l’un des 77 anciens dirigeants et cadres de Odebrecht qui ont signé des accords individuels de collaboration avec les enquêteurs de l’affaire Petrobras en échange de remises de peine et dont la teneur commence à sortir dans la presse.

Selon M. Melo Filho, l’argent cédé à Michel Temer a servi en partie à financer la campagne de Paulo Skaf, président de la puissante Fédération des industries de São Paulo (Fiesp) et candidat du PMDB au gouvernement de l’État de São Paulo, en 2014.

Des accusations qui font trembler la classe politique

M. Melo Filho a accusé d’autres dirigeants du PMDB et notamment le président du Sénat, Renan Calheiros, d’avoir reçu de l’argent de Odebrecht qui avait formé un cartel avec ses concurrents pour truquer les juteux marchés de sous traitance de Petrobras. Mais également des leaders d’autres partis comme le président de la Chambre des Députés, Rodrigo Maia (DEM, droite), l’ex gouverneur de Bahia, Jacques Wagner du Parti des Travailleurs (PT-gauche) et le gouverneur élu de São Paulo, Geraldo Alckmin du PSDB (centre droit).

Les accusations des ex-dirigeants d’Odebrecht en échange de remises de peine, négociées dans le plus grand secret ces derniers mois et qui font trembler toute la classe politique, viseraient au moins 130 hommes politiques de tous bords.

En mars, les enquêteurs avait découvert chez Odebrecht une comptabilité secrète où étaient recensés, sous des noms codés, des versements en faveur de 200 hommes politiques de 24 formations, pour les élections municipales de 2012 et les élections générales (présidentielles, législatives, sénatoriales) de 2010 et 2014.

Michel Temer a succédé à la présidente de gauche Dilma Rousseff, destituée fin août par le sénat pour maquillages des comptes publics, au terme d’une procédure controversée et d’une longue crise politique d’ampleur historique qui a mis fin à 13 ans de gouvernements de gauche du Parti des Travailleurs (PT). AFP/BELGA

Laisser un commentaire