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Le président tanzanien John Magufuli, invite le pouvoir judiciaire à soutenir sa guerre contre la corruption

Le président tanzanien John Magufuli, invite le pouvoir judiciaire à soutenir sa guerre contre la corruption

Le président tanzanien, John Magufuli, a invité jeudi le pouvoir judiciaire du pays à le soutenir pleinement dans sa lutte contre la corruption.

« Des sanctions sévères seront prises contre cette institution si elle ne suit pas mon rythme dans la guerre contre la corruption », a déclaré le président lors d’une célébration de la Journée de la loi à Dar es Salaam, la plus grande ville commerciale du pays.

Lors de son arrivée au pouvoir le 5 novembre 2015, le président Magufuli a promis de faire le ménage dans les pouvoirs publics, ce qui comprend la lutte contre la corruption.

Il a annoncé qu’il créerait un tribunal spécial pour s’occuper promptement des responsables publics corrompus qui rendent la vie difficile pour le plus grand nombre des Tanzaniens pauvres.

« Je n’interfère pas dans l’indépendance du pouvoir judiciaire, mais je ne tolèrerai pas que la paresse, la bureaucratie et la corruption compromettent les droits des Tanzaniens ordinaires », a déclaré le président.

Il a affirmé avoir déclaré la guerre à la corruption depuis son accession au pouvoir, et souligné qu’il ne tolèrerait pas sans rien dire que des personnes corrompues utilisent la justice pour se protéger.

Le président Magufuli a déclaré que le pouvoir judiciaire n’avait pas été très solidaire de sa guerre contre la corruption, car un grand nombre de personnes sous le coup d’accusations de corruption très sérieuses ont été acquittées.

Il a demandé au ministre de la Justice, Mohammed Chande Othman, d’entreprendre des mesures sérieuses contre les juges et magistrats qui ne remplissent pas leur rôle, déclarant qu’il était temps que chacun fasse son travail correctement.

Les gens attendent du pouvoir judiciaire qu’il assure la justice rapidement, a déclaré le président Magufuli, appelant les juges à traiter les affaires de corruption rapidement.

Il s’est également dit préoccupé du fait que 442 dossiers d’évasion fiscale soient traités de manière très lente, causant des milliards de shillings de pertes au pays pendant que les coupables restent libres.

Le président a également cité en exemple l’affaire de suspects arrêtés sur le fait en 2010, en possession de biens publics, et dont l’affaire est pourtant toujours en cours d’enquête à l’heure actuelle.

« Je me demande pourquoi ces enquêtes mettent si longtemps à se terminer », s’est interrogé le président.

Depuis le début de sa campagne contre la corruption, le président Magufuli a limogé plusieurs responsables du pouvoir public impliqués dans des scandales d’évasion fiscale et de corruption.

Parmi les responsables limogés figure l’ex-directeur de l’autorité de lutte contre la corruption, Edward Hoseah, remplacé par un commissaire de police.

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