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Le référendum kurde affecte la lutte contre l’ÉI

Le référendum kurde affecte la lutte contre l’ÉI

Le référendum sur l’indépendance au Kurdistan affecte la lutte contre le groupe État islamique, car il détourne l’attention des combattants arabes et kurdes alliés jusqu’ici contre les jihadistes, a regretté jeudi le porte-parole de la coalition internationale, le colonel Ryan Dillon.

Le référendum kurde affecte la lutte contre l’ÉI
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Le référendum sur l’indépendance au Kurdistan affecte la lutte contre le groupe État islamique, car il détourne l’attention des combattants arabes et kurdes alliés jusqu’ici contre les jihadistes, a regretté jeudi le porte-parole de la coalition internationale, le colonel Ryan Dillon.

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Le référendum kurde affecte la lutte contre l’ÉI

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Le référendum sur l’indépendance au Kurdistan affecte la lutte contre le groupe État islamique, car il détourne l’attention des combattants arabes et kurdes alliés jusqu’ici contre les jihadistes, a regretté jeudi le porte-parole de la coalition internationale, le colonel Ryan Dillon.

«L’objectif, qui était comme un rayon laser dirigé contre l’ÉI, ne l’est plus à 100%» ,a indiqué le responsable américain au cours d’une téléconférence au Pentagone.

«Il y a beaucoup de positions qui sont prises, beaucoup de choses qui sont dites sur ce qui pourrait se produire», a-t-il ajouté. «Le référendum a donc eu un effet sur la mission globale qui est d’infliger une défaire à l’ÉI en Irak».

L’Irak a annoncé jeudi la suspension à partir de vendredi de tous les vols internationaux en provenance et vers le Kurdistan, une mesure de rétorsion après le référendum tenu lundi par les Kurdes sur l’indépendance, en dépit de l’opposition du gouvernement irakien.

«Cela n’a à l’heure actuelle absolument aucun effet sur les opérations militaires au départ de l’aéroport d’Erbil», a ajouté le colonel Dillon, reconnaissant toutefois que des négociations sont en cours pour tenter de maintenir le trafic militaire à Erbil, a ajouté le colonel Dillon.

«Je ne veux pas faire de prédictions, mais à l’heure actuelle, les opérations continuent et nous continuons à poursuivre l’ÉI», a-t-il conclu.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS) qui se battent pour reprendre les derniers réduits jihadistes à Raqa, la «capitale» de facto de l’ÉI dans le nord syrien, sont composées de combattants arabes et kurdes.

En Irak, les forces kurdes sont un allié clé de la coalition menée par les États-Unis avec l’aide de laquelle elles ont pu repousser les jihadistes des zones frontalières du Kurdistan. Les peshmergas, combattants kurdes, ont notamment pris part à la bataille dans la province de Ninive (nord), où se trouve Mossoul, reconquise le 10 juillet par les forces irakiennes.

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