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Le Sénat de l’édenté Kengo, est-il complice de la Kabilie et ferait-il le lit du glissement ?

Le Sénat de l’édenté Kengo, est-il complice de la Kabilie et ferait-il le lit du glissement ?

                         » Joseph Kabila » et son complice au Sénat, Kengo Wa Dondo


 

Un record d’absences jamais vécu la chambre haute du parlement congolais depuis 2007. La plénière du sénat du vendredi 1er juillet 2015 consacrée à l’examen de la matière ultra urgente sur la répartition des sièges aux élections locales, municipales et urbaines n’a guère mobilisé les sénateurs pourtant si studieux et assidus à l’hémicycle. A l’appel nominal, seuls 62 sénateurs sur les 108 qui composent cette chambre ont pointé présents. Les 46 autres, dont bon nombre avaient pourtant participé la veille aux travaux de leur institution, ont brillé par leur absence donnant une triste image à cette chambre dite des sages. Les sénateurs ont- ils encore le cœur à l’ouvrage ?
Pas du tout dupes, les Congolais ont bien compris que les élus des élus dont la légitimité est plus que contestable-leur mandat ayant expiré depuis 2012- veulent tirer à longueur leur bail au Palais du peuple. Soignés aux petits oignons aux frais du contribuable congolais, ils ne sont pas prêts à mettre fin à la prolongation de leur mandat parlementaire qui dure depuis plus de trois ans. D’où le peu d’empressement affiché par une frange de sénateurs à examiner la loi sur la répartition des sièges aux élections locales, municipales et urbaines qui sont annoncées pour très bientôt.

En effet, des sources crédibles dans la ville haute laissent entendre que les élections locales, municipales et urbaines pourraient être couplées aux élections provinciales. Le scrutin pourrait se tenir en janvier 2016, soit dans moins de cinq mois. Au parfum de ces informations, certains sénateurs tenteraient de retarder la machine électorale qui se déploie chaque jour.

La plénière du vendredi 1er juillet dernier dont le résultat du vote est diversement commenté illustre parfaitement l’état d’esprit au sein de la chambre haute du parlement où certains membres de cette institution ont tout bonnement séché la plénière dans l’espoir de bloquer le vote du projet de loi très attendu par la Ceni. Les manœuvres dilatoires mises en œuvre par les sages de la chambre haute pour se maintenir à l’hémicycle sont légion. On rappelle, à ce sujet, la proposition surprenante faite par le speaker du sénat, Léon Kengo wa Dondo, au sortir de la consultation organisée par le Chef de l’Etat en vue de la tenue du dialogue politique entre Congolais.
Le président du sénat relayant sans nul doute l’opinion de ses pairs avait suggéré que toutes les élections prévues en 2015 et en 2016 se tiennent le même jour, la fin de 2016. Une belle manière pour les sénateurs et les députés provinciaux de remplier encore. De là à soupçonner certains de nos sénateurs à préparer le lit du glissement de toutes les institutions, il n’y a qu’un pas. La tentation du glissement est forte et perceptible auprès de bon nombre de nos “sages” sénateurs.

Pas de divergences de fond entre les deux chambres

C’est dans ce climat d’incertitude sur leur avenir politique que les sénateurs ont voté le vendredi 1er juillet dernier le projet de loi sur l répartition des sièges aux élections locales, municipales et urbaines ainsi que ses annexes. Recalé à la session ordinaire d’avril et juin dernier à la chambre basse, ce texte a été adopté par les députés le 25 juillet et transmis en seconde lecture au sénat.

La bouderie des sénateurs acquis au glissement n’a pas empêché le vote de cette loi qui a été approuvé par 48 voix pour, 1 contre et 13 abstentions. Cependant, le résultat de ce vote auquel 68 sénateurs ont pris part est diversement interprété tant dans les médias qu’au sein de la classe politique.

Si certains médias affirment que le sénat a rejeté ce texte faute de quorum, cela n’est pas l’entendement des analystes de la majorité présidentielle qui estiment, au contraire, que le sénat a adopté le texte par une majorité incontestable. Le problème du quorum ne se pose pas non plus, pense un député Pprd, puisque, argumente-t-il, le quorum exigé (55 sénateurs) était atteint et même dépassé. Dans le cas où l’interprétation du résultat de ce vote.
Le président de la Commission PAJ du sénat avait cependant reconnu que ce projet de loi adopté par l’assemblée nationale n’avait pas connu de modification au sénat. Une manière d’affirmer qu’il n’existerait pas de divergences de fond entre les deux chambres sur le contenu de ce texte. “Au cas où l’interprétation du résultat du vote de cette loi ferait jour, c’est la position de l’assemblée nationale qui prime “, estiment les analystes de la MP s’appuyant sur les dispositions constitutionnelles. Référence+

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