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Les 538 grands électeurs votent le successeur d’Obama

Les 538 grands électeurs votent le successeur d’Obama

Les 538 grands électeurs votent le successeur d’Obama
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Les 538 grands électeurs du «collège électoral» se réunissent lundi dans la capitale de chaque État pour désigner le successeur de Barack Obama à la présidence des États-Unis. Un candidat doit obtenir la majorité absolue, soit 270 voix, pour accéder à la Maison-Blanche.

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Les 538 grands électeurs votent le successeur d'Obama

Les grands électeurs du District de Columbia remplissent leur devoir électoral, le 18 décembre 2000. A gauche, Barbara Letts-Simmons, la seule grande électrice à s’être abstenue cette année-là. REUTERS/Str Old.


Les 538 grands électeurs du «collège électoral» se réunissent lundi dans la capitale de chaque État pour désigner le successeur de Barack Obama à la présidence des États-Unis.

Un candidat doit obtenir la majorité absolue, soit 270 voix, pour accéder à la Maison-Blanche.

Le système date de la Constitution de 1787, qui fixe les règles de l’élection présidentielle selon un suffrage universel indirect à un tour.

Les pères fondateurs y voyaient un compromis entre une élection du président au suffrage universel direct et une élection par le Congrès, considérée comme trop peu démocratique.

Des centaines de propositions d’amendements visant à modifier ou à supprimer le collège électoral ont été soumises au Congrès au fil des décennies, mais aucune n’a abouti.

Ils sont 538 au total.

Pour la plupart élus locaux et responsables locaux de leurs partis, leurs noms n’apparaissent pas sur les bulletins de vote et ils sont dans leur écrasante majorité inconnus du grand public.

Chaque État a autant de grands électeurs que d’élus à la Chambre des représentants (un nombre qui dépend de leur population) et au Sénat (deux, nombre fixe dans tous les États).

La Californie en a par exemple 55, le Texas 38, le Vermont, l’Alaska, le Wyoming et le Delaware n’en ont que 3.

La Constitution laisse les États fédérés libres de décider comment sont désignés les grands électeurs. Dans tous lesÉtats sauf deux (Nebraska et Maine), le candidat qui remporte la majorité des voix rafle tous les grands électeurs.

Lors de l’élection du 8 novembre, Donald Trump a emporté une majorité de grands électeurs (306 sur 538) mais sa rivale démocrate Hillary Clinton a remporté le vote populaire.

Si cette situation n’est pas inédite (victoire de George W. Bush face à Al Gore en 2000), la campagne électorale très agressive entre les deux candidats a exacerbé les tensions.

Des millions d’Américains, jugeant que Donald Trump n’a pas les qualités requises pour s’installer à la Maison Blanche, ont signé une pétition appelant les grands électeurs républicains à lui faire barrage. Il faudrait que 37 d’entre eux suivent ce raisonnement pour que l’homme d’affaires ne soit pas élu.

Le camp républicain dénonce de son côté une tentative désespérée de militants refusant d’accepter la défaite et s’inquiètent du harcèlement dont certains grands électeurs feraient l’objet.

Rien dans la Constitution ou dans la loi fédérale n’oblige les grands électeurs à voter d’une manière ou d’une autre.

Certains Éats les obligent à respecter le vote populaire (les «électeurs infidèles» s’exposant la plupart du temps à une simple amende), d’autres non.

L’analyse historique montre qu’il est extrêmement rare qu’un grand électeur s’émancipe des résultats des urnes de son État.

Si quelques cas isolés ont été relevés au fil des décennies, ils n’ont jamais altéré le résultat final sur l’identité du locataire de la Maison-Blanche.

Si le vote a lieu lundi, les Éats ont jusqu’au 28 décembre pour transmettre leurs «Certificat de vote» au Congrès et aux Archives nationales, qui les mettront en ligne en temps réel.

L’annonce du nom du président élu sera faite par le Congrès le 6 janvier à l’issue du décompte officiel des votes. AFP

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