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Les Casques bleus ébranlés en Centrafrique avec 11 morts (Chronologie) 

Les Casques bleus ébranlés en Centrafrique avec 11 morts (Chronologie) 

Onze casques bleus, dont 5 soldats appartenant au contingent marocain sont morts dans des attaques armées depuis le début de l’année 2017

Les Casques bleus ébranlés en Centrafrique avec 11 morts (Chronologie) 
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Onze casques bleus, dont 5 soldats appartenant au contingent marocain sont morts dans des attaques armées depuis le début de l'année 2017

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Les Casques bleus ébranlés en Centrafrique avec 11 morts (Chronologie) 

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Onze casques bleus, dont 5 soldats appartenant au contingent marocain sont morts dans des attaques armées depuis le début de l’année 2017

Deux soldats de la paix marocains ont été tués mardi dans la localité centrafricaine de Bangassou (sud-est), dans une embuscade tendue par des miliciens chrétiens anti-Balakas, d’après l’ONU.

Dimanche, c’est un autre soldat du contingent marocain (750 hommes) qui a été tué par les anti-Balaka.

Dans ce pays qui renoue depuis plusieurs semaines avec les violences, la mission des Casques bleus se révèle souvent périlleuse.

Depuis le début de l’année, ce sont au total onze casques bleus qui ont été tués (donc cinq soldats marocains), selon un décompte établi par Anadolu.

Voici une chronologie revenant sur les différentes attaques ayant coûté la vie de soldats de la paix en Centrafrique cette année.

– Le 25 juillet 2017:

Mardi matin, deux casques bleus marocains, ont été tués à Bangassou par des miliciens anti-Balaka alors qu’ « ils se ravitaillaient en eau pour les besoins humanitaires de la ville », indique dans un communiqué, la Mission de l’ONU (Minusca).

Les militaires tentaient d’acheminer une citerne d’eau vers la cathédrale de la ville où sont tassés quelque 2000 réfugiés, dont la majorité d’entre eux, de confession musulmane, tentent d’échapper aux exactions des anti-Balaka.

– Le 23 juillet 2017

Dimanche, un soldat marocain a été tué à Bangassou et trois autres ont été blessés, dans des conditions parfaitement similaires aux soldats marocains qui ont péri mardi.

« Un convoi militaire de la Minusca a été la cible d’une embuscade tendue par des anti-balaka dimanche après-midi à Bangassou », rapporte un communiqué de la force onusienne consulté par Anadolu.

« L’attaque a eu lieu alors que les casques bleus du contingent marocain escortaient les camions-citernes qui se ravitaillaient en eau dans le fleuve pour les besoins humanitaires de la ville », précise la Minusca.

– Le 9 mai 2017:

Quatre soldats cambodgiens ont été tués dans une attaque, qualifiée de la plus meurtrière contre la Minusca depuis son déploiement en 2014 lors des combats entre groupes armés Séléka et anti-Balaka.

D’après un communiqué de la force de l’ONU, le convoi a été arrêté par un barrage près de Bangassou, en provenance de Rafai le long de la frontière avec la République démocratique du Congo.

Des anti-Balaka avaient alors ouvert le feu contre le convoi. Un Casque bleu cambodgien a été tué dans l’échange de tirs, de même que huit assaillants, d’après la force onusienne. Dix Casques bleus ont également été blessés, dont neuf marocains.

Le lendemain (10 mai 2017), trois autres Casques bleus cambodgiens, qui avaient été « appréhendés » par les assaillants lors de l’attaque, ont été retrouvés morts, « sauvagement assassinés », avait indiqué la Minusca.

– Le 4 janvier 2017 :

Deux casques bleus marocains ont perdu la vie mercredi 4 janvier lors d’une attaque survenue à une soixantaine de kilomètres de la localité d’Obo, dans le sud-est du pays, alors que le contingent marocain escortait un convoi de camions d’essence, selon un communiqué de la Minusca qui précise que deux autres soldats ont été blessés.

Le même jour, un Casque bleu bangladais a été tué par des hommes armés dans le nord-ouest de la Centrafrique, d’après la Force.

« Un Casque bleu bangladais a été tué à Bokayai, à 25 km au sud-ouest de Bocaranga (nord-ouest), alors que le convoi dont il faisait partie rentrait d’une patrouille dans la région », indique un communiqué de la Minusca: « Le convoi de casques bleus bangladais (…) a essuyé des tirs d’environ 50 assaillants. Le chauffeur du véhicule a été mortellement touché à la tête. Les soldats bangladais ont riposté à cette attaque », précise le document.

-Le 8 mars 2017 :

Un Casque bleu sénégalais a été tué le mercredi 8 mars à Bangui « par des individus armés non identifiés », d’après la Mission des Nations unies.

«L’agression a eu lieu mercredi soir et le Casque bleu est décédé quelques heures plus tard à l’hôpital de la Minusca, où il avait été transporté d’urgence», précise le document.

La Minusca qui compte près de 12.500 hommes en Centrafrique a pour mission la garantie d’un climat sécuritaire. Malgré un calme relatif à Bangui la capitale,
les évènements récents de Bangassou font craindre le retour de violences meurtrières dans ce pays qui peine encore à se relever du conflit provoqué par le renversement en 2013 du président François Bozizé les rebelles Séléka (à majorité musulmane), entraînant une contre-offensive des milices anti-balakas majoritairement chrétiennes. AA/FRANCE

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