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Les échanges intracommunautaires en Afrique centrale sont en chute libre

Les échanges intracommunautaires en Afrique centrale sont en chute libre

Les échanges intracommunautaires en Afrique centrale sont en chute libre
Summary:
Malgré l’importance accordée dans les discours à la question du commerce intracommunautaire et les nombreuses dispositions institutionnelles prises en vue de promouvoir l’intégration économique de la sous-région, les échanges à l’intérieur de la Cémac et de la CEEAC sont restés très marginaux. Une situation qui est conséquente à de nombreux écueils dont les principaux restent la volonté politique communautaire et les infrastructures de communication.

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Les échanges intracommunautaires en Afrique centrale sont en chute libre

Malgré l’importance accordée dans les discours à la question du commerce intracommunautaire et les nombreuses dispositions institutionnelles prises en vue de promouvoir l’intégration économique de la sous-région, les échanges à l’intérieur de la Cémac et de la CEEAC sont restés très marginaux. Une situation qui est conséquente à de nombreux écueils dont les principaux restent la volonté politique communautaire et les infrastructures de communication.

Pour preuve, le commerce intracommunautaire en zone Cémac est passé de 12% en 1995 à 7% en 2000 et chute à près de 2% aujourd’hui. Il se limite même à 1,04% dans la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) en 2015.

Des chiffres largement en dessous de la dynamique observée dans la CEDEAO, où cet indicateur est estimé à 8,92%. Une performamce encore éloignée des 19,32% de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC), mais qui se rapproche de 11% enregistrés par COMESA.

Les échanges intracommunautaires en zone Cémac ont plafonné à 279 milliards de FCFA en 2013. Ils restent dominés par les produits de grande consommation à l’exemple du pétrole brut, des carburants et lubrifiants, des sucres raffinés, des huiles végétales, des bières, des savons de ménage, des tôles et des bandes en aluminium, du ciment, des bois contreplaqués, des tabacs et cigarettes, du lait, de la viande, des cuirs et peaux.

Synclair Owona, pour Le Nouveau Gabon

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