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Les rebondissements en série de la présidentielle américaine

Les rebondissements en série de la présidentielle américaine

Les rebondissements en série de la présidentielle américaine
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La campagne pour la Maison-Blanche a été émaillée de rebondissements spectaculaires faisant alterner le moral des électeurs américains, et ce encore à quelques jours du scrutin.Début octobre, le «New York Times» révèle que Donald Trump, qui a toujours refusé de rendre publiques ses déclarations d'impôts, avait déclaré près d'un milliard de dollars de pertes en 1995, ce qui pourrait lui avoir permis d'échapper à l'impôt sur le revenu pendant près de 20 ans.

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La campagne pour la Maison-Blanche a été émaillée de rebondissements spectaculaires faisant alterner le moral des électeurs américains, et ce encore à quelques jours du scrutin.

Début octobre, le «New York Times» révèle que Donald Trump, qui a toujours refusé de rendre publiques ses déclarations d’impôts, avait déclaré près d’un milliard de dollars de pertes en 1995, ce qui pourrait lui avoir permis d’échapper à l’impôt sur le revenu pendant près de 20 ans.

Le quotidien revient sur l’affaire mardi, après avoir épluché les documents légaux publiés lors de la faillite des casinos Trump, et affirme que le milliardaire a utilisé des méthodes «douteuses» pendant les années 1990 pour diminuer son ardoise fiscale.

Lors du premier débat entre les candidats, M. Trump avait sous-entendu que payer moins d’impôts grâce à des astuces fiscales était une preuve d’intelligence.

«Il n’a probablement jamais payé un centime pour soutenir nos soldats, nos anciens combattants ou nos écoles», s’était insurgée Mme Clinton.

Hillary Clinton pensait en avoir terminé avec cette affaire liée à son utilisation d’un serveur privé de messagerie lorsqu’elle était secrétaire d’État (2009-2013). Mais à J-11 du vote, le patron de la police fédérale FBI James Comey a créé la surprise en annonçant à des élus la découverte de nouveaux messages potentiellement «pertinents», sans autre précision.

Le candidat républicain Donald Trump répète à l’envi depuis vendredi qu’il s’agit du «plus grand scandale politique depuis le Watergate», qui a provoqué la démission du président Richard Nixon en 1974, tandis que Mme Clinton martèle que «le dossier est vide». «Je ne cherche pas d’excuses, c’est une erreur et je le regrette», a-t-elle déclaré lundi.

Le 7 octobre, une vidéo de 2005 est publiée par le «Washington Post». M. Trump y tient des propos dégradants envers les femmes, choquant jusque dans son camp au point que des ténors lui retirent leur soutien.

Parlant à un animateur après une émission, M. Trump dit: «Quand t’es une star, elles te laissent faire. Tu peux tout faire. Les choper par la chatte». Il s’y vante aussi d’embrasser et de toucher les femmes à sa guise, un comportement s’apparentant à du harcèlement sexuel.

Une dizaine de femmes l’ont depuis accusé de gestes constitutifs d’agressions sexuelles.

«Nous l’avons vu insulter des femmes, nous l’avons vu noter les femmes, sur leur apparence, les classer d’un à dix», a reproché Mme Clinton. «C’était des plaisanteries de vestiaire, une conversation privée il y a des années», s’est défendu M. Trump.

Hillary Clinton écourte sa participation à la commémoration à New York des attentats du 11-Septembre. Son équipe annonce qu’elle a eu «un coup de chaud» après avoir passé environ 1h30 sous un soleil de plomb.

Mais un passant l’a filmée attendant son véhicule appuyée sur une borne. À l’arrivée de la voiture, elle perd l’équilibre et doit être soutenue par deux gardes du corps pour parcourir les quelques mètres nécessaires.

Plusieurs heures plus tard, son médecin fait savoir qu’elle «souffre d’une toux liée à des allergies. Vendredi (9 septembre), lors de l’examen de cette toux prolongée, une pneumonie a été diagnostiquée».

Cette maladie intervient au moment où son rival martèle qu’elle manque d’énergie pour être présidente.

Ce n’est pas tant la pneumonie que le secret autour du diagnostic qui est reproché à la démocrate, qui a fêté ses 69 ans le 26 octobre. Elle promet davantage de transparence.

Lors d’une soirée de collecte de fonds le 9 septembre à New York, devant des caméras de télévision, la candidate déclare: «Pour généraliser grossièrement, vous pouvez placer la moitié des partisans de (Donald) Trump dans la case des gens pitoyables».

«Wow, Hillary Clinton a été TELLEMENT INSULTANTE envers mes partisans, des millions de personnes incroyables, qui travaillent dur», tweete Donald Trump.

Dès le lendemain, Mme Clinton reconnaît que «la nuit dernière j’ai  »généralisé », et ce n’est jamais une bonne idée. Je regrette».

Dans un pays où les militaires bénéficient d’un immense respect, Donald Trump commet un sérieux faux pas en s’en prenant au père du capitaine de l’armée de terre Humayun Khan, musulman mort en Irak en 2004 en tentant de sauver ses hommes. Khizr Khan, un Américain naturalisé d’origine pakistanaise, avait fait un émouvant discours lors de la convention démocrate, reprochant à M. Trump son projet d’interdire aux musulmans l’entrée aux États-Unis.

En réponse, M. Trump avait estimé avoir été injustement attaqué, avait insinué que l’épouse de M. Khan était restée silencieuse à la tribune, car elle n’avait pas le droit de parler en tant que femme musulmane, et avait affirmé avoir fait lui-même beaucoup de sacrifices dans sa vie. Cette prise à partie des parents Khan a suscité l’ire de l’opinion, jusque dans les rangs républicains. AFP

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