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LES ZIMBABWÉENNES PAUVRES SE RABATTENT SUR LES SOUS-VÊTEMENTS D’OCCASION (FRIPERIE)

LES ZIMBABWÉENNES PAUVRES SE RABATTENT SUR LES SOUS-VÊTEMENTS D’OCCASION (FRIPERIE)

Les Zimbabwéennes pauvres sont contraintes d’utiliser des sous-vêtements de seconde main, ne pouvant en acheter des neufs | AFP/Archives | Simon Maina

Les Zimbabwéennes pauvres sont contraintes d’utiliser des sous-vêtements de seconde main, ne pouvant en acheter des neufs, a souligné une députée, brandissant des sous-vêtements usagés pour illustrer son propos, lors d’un débat télévisé au parlement du Zimbabwe.

« Je voudrais demander au ministre des Finances, quelle est la politique du gouvernement sur l’importation de sous-vêtements de seconde main, qui peuvent nuire à la santé des femmes sur le long terme, mais qui ne coûtent pas cher? » a demandé mercredi Priscilla Misihairabwi-Mushonga, membre du Mouvement pour un changement démocratique (MDC), principal parti d’opposition au Zimbabwe.

« Regardez ces deux paires de culottes: celles-ci sont flambant neuves et coûtent deux dollars ou plus, mais celles-ci sont d’occasion et coûtent un dollar pour deux paires », a-t-elle expliqué, sortant les deux pièces d’un sachet en plastique lors d’une séance de questions au gouvernement.

« Avant de répondre à cette importante question, je crois que la députée n’aurait pas dû aller si loin pour illustrer son propos », a répondu le ministre des Finances, Patrick Chinamasa. « Mais je vais voir si je peux faire une intervention (à ce sujet) lors de ma déclaration de mi-mandat la semaine prochaine. »

Le Zimbabwe peine à sortir du marasme économique. Si la situation n’est plus aussi catastrophique qu’à la fin des années 2000, quand l’hyperinflation avait obligé les autorités à abandonner la monnaie nationale, la croissance reste faible et le chômage élevé.

Des vêtements de seconde main à bas coût ont afflué dans le pays, souvent importés du Mozambique et de la Zambie. Certains de ces vêtements sont fabriqués en Chine, d’autres sont censés être des dons européens.

En 2012, l’ancien ministre des Finances Tendai Biti avait appelé à une interdiction de l’importation de sous-vêtements utilisés, invoquant des risques sanitaires et une atteinte à la dignité humaine.

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