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La mafia-connexion en RDC: l’huile de palme a-t-elle enrichi un proche de Kabila?

La mafia-connexion en RDC: l’huile de palme a-t-elle enrichi un proche de Kabila?

La mafia-connexion en RDC: l’huile de palme a-t-elle enrichi un proche de Kabila?
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De l'argent public investi dans une société agroalimentaire canadienne active dans la production d'huile de palme en République démocratique du Congo a-t-il été détourné au profit d'un homme politique proche de Joseph Kabila? C'est l'une des thèses de dix organisations non gouvernementales qui publient aujourd'hui un rapport dénonçant la situation. Ces mêmes ONG demandent que la clarté soit faite sur les différents mouvements financiers opérés entre les différentes filiales de Feronia, la société en question.

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L'huile de palme a-t-elle enrichi un proche de Kabila?

De l’argent public investi dans une société agroalimentaire canadienne active dans la production d’huile de palme en République démocratique du Congo a-t-il été détourné au profit d’un homme politique proche de Joseph Kabila? C’est l’une des thèses de dix organisations non gouvernementales qui publient aujourd’hui un rapport dénonçant la situation. Ces mêmes ONG demandent que la clarté soit faite sur les différents mouvements financiers opérés entre les différentes filiales de Feronia, la société en question.

Ce qui dérange, c’est que cette entreprise, qui a racheté les plantations congolaises d’Unilever en 2009, fonctionne essentiellement avec de l’argent public. Ses principaux actionnaires sont des Institutions de financement du développement (IFD). Une de ces institutions, la Société belge d’investissement pour les pays en Développement (BIO), est pointée du doigt dans le rapport des ONG. BIO a prêté 11 millions d’euros à Feronia en décembre 2015 alors que les ONG avaient déjà tiré la sonnette d’alarme. Nous n’avons pas pu joindre BIO pour obtenir une réaction, mais Feronia, basée au Canada, a rejeté toutes les accusations avec la plus grande vigueur.

La société explique à qui veut l’entendre qu’elle est disposée à en dire plus sur ses objectifs et sa mission. Cette dernière, qui sait que tout n’est pas parfait, assure que si elle n’était plus présente en RDC, il n’y aura plus d’emploi pour près de 9.000 personnes, autant de travailleurs à qui la société garantit un accès aux soins de santé tout en ouvrant des écoles. Avec l’Echo

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