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L’Opposition en « Convention » pour sauver la République pour barrer la route au faux dialogue

L’Opposition en « Convention » pour sauver la République pour barrer la route au faux dialogue

La Dynamique de l’Opposition est en « Convention ». Selon ses initiateurs, cette réunion est destinée à planifier des stratégies pour barrer la route au glissement et obtenir l’organisation des élections, dans le strict respect de la Constitution.

C’est Martin Fayulu Madidi, modérateur de ce regroupement politique, qui a procédé à son ouverture hier mercredi 4 novembre 2015 dans la salle des conférences de la paroisse Notre Dame de Fatima, dans la commune de la Gombe, en présence de ses pairs Vital Kamerhe, Jean- Lucien Bussa, Jean-Claude Vuemba, Jean-Bertrand Ewanga, Gabriel Mokia, Emery Okundji, Freddy Sukusuku, Ingele Ifoto, Jean-Jacques Chalupa …

Dans son allocution de circonstance, Fayulu a indiqué qu’à l’issue de trois jours de travaux, la Dynamique de l’Opposition doit être en mesure de rassurer le peuple congolais quant à sa détermination à faire respecter strictement la, Constitution, sauver la République et donner à tous les Congolais des raisons d’espérer d’un avenir meilleur par la déclinaison des résolutions fortes et appropriées.

«Pendant dix mois, nous l’avons dit et répété sous forme de déclarations et communiqués, et nous avons aussi mené des actions sur le terrain pour exiger ure seule chose: le respect de la Constitution de la République », a déclaré le modérateur de la Dynamique de l’opposition. A la même occasion, il a rappelé que les forces vives de la Nation, réunies à Sun. City, avaient décidé la mise en place d’un nouvel ordre politique qui trouve son fondement dans une nouvelle Constitution démocratique et qui permette aux Congolais de choisir librement leurs dirigeants au travers des élections libres, pluralistes, démocratiques, transparentes et crédibles.

A partir de cet engagement, a-t-il souligné, le pays ne devrait plus connaître de coup d’Etat constitutionnel, ni d’arrangements particuliers sous forme de partage .équitable et équilibré du pouvoir. Fayulu a martelé que seules des élections crédibles organisées à des intervalles réguliers, devraient être sources de légalité et légitimité.

Le président de l’ECIDé a dénonce dans la foulée le fait que le pouvoir en place s’emploie à neutraliser la Constitution votée par referendum en décembre 2005, en ta vidant de toute sa substance, afin de ramener le pays à la case-départ, celle des crises chroniques de légitimité.

Il a cité, à titre d’exemple, les propositions de la CENI, instrumentalisée par le pouvoir en place, d’organiser l’élection des députés au suffrage indirect la transmission par le gouvernement, au Parlement, d’un projet de révision de la loi électorale attentatoire à la Constitution ; le refus par le pouvoir en place d’engager un dialogue sur le respect de la Constitution au sein de sa majorité ; la nomination des Commissaires spéciaux pour les nouvelles provinces ; la proposition de loi sur le referendum …

Le coordonnateur de « Sauvons la RDC » a ensuite loué l’éveil de conscience du peuple congolais et l’avant-gardisme de la Dynamique de l’Opposition qui ont permis de barrer la route à toutes les tentatives de « glissement » du calendrier électoral.

Concernant le dialogue, ce regroupement politique le trouve inopportun, parce que ses architectes visent à contourner l’article 220 de la Constitution en vue de retarder le plus possible la tenue de l’élection présidentielle ou d’y mettre carrément une croix.

Martin Fayulu a rappelé que la famille politique du Chef de l’Etat avait rejeté, en son temps, l’idée d’un dialogue politique réclamé par l’Opposition et la Communauté internationale pour résoudre la crise de légitimité née des élections chaotiques du 28 novembre 2011, au motif que les institutions de la République fonctionnaient normalement et qu’il n’y avait, pas de crise politique en RDC.

Enfin, il a rendu un vibrant hommage aux martyrs de la démocratie et de la liberté tombés dans la semaine du 19 au 25 janvier 2015.

D’après Fayulu, ces victimes étaient enterrée3 dans le charnier de Maluku, que le pouvoir en place refuse d’exhumer, en dépit des appels réitérés de l’Opposition et de la Communauté internationale.

Par ailleurs, il a exigé là libération sans conditions des prisonniers politiques Eugène, Diomi,  Christopher Ngoyi, Jean-Claude Muyambo, Ernest Kyaviro, Vano Kiboko, Fred Bauma, Yves Makwambala …

Par Eric WEMBA / Le Phare

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