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L’OTAN met en garde contre la poursuite des opérations militaires russes, en Syrie

L’OTAN met en garde contre la poursuite des opérations militaires russes, en Syrie

L’OTAN a prétendu, lundi, que la Russie prend pour cible les opposants syriens, soutenus par l’Occident, et même les populations civiles.

Par ailleurs, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a, de son côté, déclaré que les avions russes auraient pu être abattus. Les incidents entre avions russes et turcs, à la frontière syrienne, ne sont pas du goût de l’OTAN. «J’appelle la Russie à pleinement respecter l’espace aérien de l’OTAN et à éviter une escalade des tensions avec l’Alliance», a indiqué le secrétaire général de l’organisation, Jens Stoltenberg. Cette déclaration intervient, alors que les relations entre Moscou et l’Alliance atlantique se sont dégradées, notamment, en raison de la crise, en Ukraine.

Depuis le Chili, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a estimé, quant à lui, que les avions russes auraient pu être abattus en représailles. Les actions de la Russie, en Syrie, où Moscou mène des frappes aériennes contre les terroristes de Daech, sont interprétées, par les Occidentaux, comme des actions contre les groupes opposants, qui combattent le gouvernement de Bachar al-Assad.

L’OTAN a estimé que cette action russe ne contribue pas à la sécurité et à la stabilité de la région, selon les termes de son secrétaire général. Au sortir d’une réunion d’urgence, les 28 pays membres de l’OTAN ont jugé, extrêmement, dangereuses, les incursions de l’aviation russe, en Turquie, dénonçant un comportement irresponsable, de la part de Moscou. Ils ont appelé la Russie à des explications immédiates, dans une déclaration conjointe. Les 28 pays de l’Alliance atlantique ont, également, exprimé leur grave préoccupation, face aux frappes aériennes de la Russie, en Syrie, qui, selon eux, ont fait des victimes civiles et ne visaient pas Daech.

«Les pays membres de l’OTAN appellent la Fédération de Russie à, immédiatement, cesser ses attaques contre l’opposition syrienne et les civils», précise, encore, le texte. L’état-major turc a fait mention d’un nouveau cas de «harcèlement» aérien, mardi : un chasseur MiG-29, de nationalité inconnue, de même que des systèmes de missiles, installés en Syrie, sont entrés en «interférence» avec huit chasseurs F-16 de son aviation, qui patrouillaient, la veille, le long de la frontière. L’armée turque avait, déjà, fait état d’un incident similaire, survenu dimanche. «Deux F-16 avaient été harcelés par un MiG-29 – dont le pays n’a pu être identifié – pendant, au total, cinq minutes et quarante secondes».

Samedi, des avions turcs avaient intercepté un chasseur de l’armée de l’air russe et l’avaient forcé à faire demi-tour. Selon Moscou, cette incursion russe, dans l’espace aérien turc, n’a duré que «quelques secondes» et a été causée par les «mauvaises conditions météo». En fait, l’aéroport, où sont stationnés les appareils russes, près de la ville balnéaire de Lattaquié, se trouve à moins de 50 km de la Turquie, et l’aviation russe frappe les rebelles, qui se trouvent à la lisière de la frontière syro-turque.

Dans la matinée, une source militaire syrienne a affirmé que l’aviation russe, en coordination avec l’aviation syrienne, avait frappé des positions, tenues par Daech, dans la ville de Palmyre et ses alentours, détruisant 20 véhicules blindés, trois dépôts de munitions et trois lance-roquettes. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, ces frappes, qui ont été lancées, lundi, et dans la nuit, ont fait 15 morts, dans les rangs des terroristes de Daech. La Russie a démenti avoir mené ces raids. Un porte-parole du ministère russe de la Défense a mis en cause «des informations des médias étrangers, qui sont totalement fausses».

Agence Iranienne de Presse avec Afrique Rédaction

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