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DOMINIC ONGWEN L’UN DES CHEFS DE LA SANGLANTE RÉBELLION OUGANDAISE LRA DEVANT LA JUSTICE INTERNATIONALE EN DÉCEMBRE

DOMINIC ONGWEN L’UN DES CHEFS DE LA SANGLANTE RÉBELLION OUGANDAISE LRA DEVANT LA JUSTICE INTERNATIONALE EN DÉCEMBRE

DOMINIC ONGWEN L’UN DES CHEFS DE LA SANGLANTE RÉBELLION OUGANDAISE LRA DEVANT LA JUSTICE INTERNATIONALE EN DÉCEMBRE
Summary:
Dominic Ongwen, l'un des chefs les plus redoutés de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA), une sanglante rébellion ougandaise, comparaîtra devant la Cour Pénale Internationale en décembre pour crimes contre l'humanité, a annoncé la CPI lundi.

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L'UN DES CHEFS DE LA SANGLANTE RÉBELLION OUGANDAISE LRA DEVANT LA JUSTICE INTERNATIONALE EN DÉCEMBRE

Dominic Ongwen, l’un des chefs ougandais les plus redoutés de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) dans la Cour Pénale Internationale à la Haye, le 21 janvier 2016 | ANP/AFP/Archives | Michael Kooren


Dominic Ongwen, l’un des chefs les plus redoutés de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), une sanglante rébellion ougandaise, comparaîtra devant la Cour Pénale Internationale en décembre pour crimes contre l’humanité, a annoncé la CPI lundi.

Le procès de Dominic Ongwen, accusé d’esclavage sexuel et de recrutement d’enfants soldats, s’ouvrira le 6 décembre, et le procureur devrait commencer à présenter les preuves dès janvier.

M. Ongwen, lui-même ancien enfant soldat recruté à l’âge de 14 ans, est devenu l’un des leaders du groupe armé sanguinaire, et s’est rendu coupable de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis dans le nord de l’Ouganda sur la période 2002-2005, selon la CPI.

M. Ongwen s’est rendu de lui-même aux forces spéciales américaines présentes en Centrafrique, et a été transféré à La Haye en janvier 2015. Il est, à ce jour, le seul commandant de la LRA à être détention provisoire à la cour internationale, alors que son ancien chef Joseph Kony est toujours recherché, 10 ans après l’annonce d’un mandat d’arrêt international.

En mars, les juges avaient confirmé l’ensemble des 70 accusations contre M. Ongwen, relevant qu’il existe « des motifs substantiels de croire » qu’il est responsable, en tant qu’auteur et en tant que commandant, de meurtres, viols, esclavage sexuel, torture, pillages et de recrutement d’enfants soldats âgés de moins de 15 ans.

Lors des audiences préliminaires qui se sont tenues en janvier, le procureur avait assuré aux juges que M. Ongwen était le « fer de lance » de la LRA, groupe qui est connu pour avoir massacré plus de 100.000 personnes et enlevé plus de 60.000 enfants, dans une guerre sanglante contre le pouvoir central de Kampala.

Né en 1975, celui que l’on surnomme « la Fourmi Blanche » a été repéré dès son jeune âge pour sa loyauté dans le crime, son courage au combat et ses qualités de tacticien. Mais certains groupes de défense des droits de l’Homme estiment que Dominic Ongwen est à l’origine lui-même une victime : il a été enlevé pour devenir enfant soldat alors qu’il rentrait de l’école.

Le groupe rebelle a été créé en 1986 pour défendre l’ethnie des Acholi, contre le gouvernement de Yoweri Museveni. Mais au fil des ans, la LRA s’est étendue au-delà des frontières, semant la terreur jusque dans le sud du Soudan (aujourd’hui indépendant), puis au nord-est de la République démocratique du Congo, et enfin au sud-est de la Centrafrique dès mars 2008.

Prophète auto-proclamé, son chef Joseph Kony a mélangé mystique religieuse, techniques éprouvées de guérilla et brutalité sanguinaire, ou encore pratiqué des mariages forcés ou a contraint des femmes à l’esclavage sexuel alors qu’il prétendait vouloir mettre en place un régime fondé sur les Dix commandements. AFP

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