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Lutte contre le terrorisme: des forces appuyées par Washington dans Raqa, le fief de l’EI en Syrie

Lutte contre le terrorisme: des forces appuyées par Washington dans Raqa, le fief de l’EI en Syrie

Des combattants arabes et kurdes syriens soutenus par les États-Unis poursuivaient l’assaut final sur la ville de Raqa, le principal bastion syrien du groupe jihadiste État islamique (EI).

Lutte contre le terrorisme: des forces appuyées par Washington dans Raqa, le fief de l’EI en Syrie
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Des combattants arabes et kurdes syriens soutenus par les États-Unis poursuivaient l'assaut final sur la ville de Raqa, le principal bastion syrien du groupe jihadiste État islamique (EI).

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Lutte contre le terrorisme: des forces appuyées par Washington dans Raqa, le fief de l'EI en Syrie

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Des combattants arabes et kurdes syriens soutenus par les États-Unis poursuivaient l’assaut final sur la ville de Raqa, le principal bastion syrien du groupe jihadiste État islamique (EI).

Sept mois après avoir lancé une offensive d’envergure qui leur a permis de s’emparer de vastes régions autour de Raqa, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont lancé mardi «la grande bataille pour libérer» la ville, qualifiée de «capitale du terrorisme».

Les FDS attaquent la ville depuis le nord, l’ouest et l’est, a également indiqué le porte-parole des FDS Talal Sello devant des journalistes à Hazima, au nord de Raqa.

Peu après, une commandante de cette alliance arabo-kurde ainsi qu’une ONG ont fait état de l’entrée des FDS dans Raqa à partir de l’est.

«Nos forces sont dans le quartier de Mechleb», a déclaré à l’AFP la commandante Rojda Felat.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a affirmé que les FDS avaient chassé les jihadistes de plus de la moitié de ce secteur.

Ces forces tentaient par ailleurs d’avancer dans le secteur d’Al-Andalous, dans le nord-ouest de la ville, majoritairement peuplé de Kurdes avant la guerre, d’après l’OSDH.

Chef des forces de la coalition internationale antijihadistes qui fournit aux FDS des armes, un appui aérien et les assiste au sol avec des conseillers, le général américain Steve Townsend a averti dans un communiqué que la bataille de Raqa serait «longue et difficile».

Néanmoins elle «assènera un coup décisif» au «califat» autoproclamé par l’EI en 2014 sur les territoires qu’il avait conquis en Syrie et en Irak et dont il a depuis perdu une grande partie.

De son côté, l’armée syrienne est entrée mardi, pour la première fois depuis un an, dans l’ouest de la province de Raqa, selon l’OSDH et une source militaire. Elle y a pris le contrôle de deux villages et se trouve désormais à quelque 70 km de la ville de Raqa.

«On ne sait pas s’il y a une coordination entre les forces du régime et les FDS», a indiqué le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane.

Selon la source militaire, le but de l’armée «est d’assurer la sécurité de la province (voisine) d’Alep contre les attaques des jihadistes».

Le groupe jihadiste est d’ailleurs en passe de perdre Mossoul, son dernier grand fief urbain en Irak.

En préparation de l’assaut sur Raqa, «la coalition a mené des raids aériens toute la nuit» de lundi à mardi, selon l’OSDH.

Les FDS ont demandé aux civils dans la ville, qui comptait 300 000 habitants avant le début en 2011 de la guerre en Syrie, de s’éloigner des positions de l’EI et des zones de front. Elles accusent en effet l’EI de se cacher au milieu de la population.

D’après Thomas Garofalo, un responsable de l’International Rescue Committee (IRC), «le nombre de civils ayant fui la ville au cours de la semaine dernière est en baisse».

«Cela pourrait refléter l’intention de l’EI d’utiliser les (…) personnes toujours prises au piège comme des boucliers humains», selon lui.

D’après l’OSDH, une frappe aérienne de la coalition internationale a fait 21 morts parmi des civils qui tentaient lundi de fuir Raqa.

Des avions russes ont aussi effectué des raids contre des convois de l’EI partant de cette ville.

En Syrie, l’EI contrôle des secteurs du sud de la province de Raqa ainsi qu’une grande partie de celle de Deir Ezzor (est), riche en pétrole. Il occupe des zones dans celle de Homs (centre) et a une présence minime dans celles de Hama (centre), Alep (nord), Deraa (sud) et Damas.

Malgré ses reculs sur le terrain, le groupe extrémiste parvient à frapper en menant des attentats meurtriers en Syrie et en Irak, et même hors de la région, comme en Grande-Bretagne où il a revendiqué une série d’attaques ces derniers mois.

Déclenchée en 2011 par la répression de manifestations pacifiques prodémocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 320.000 morts.

Elle s’est progressivement complexifiée avec l’entrée en jeu des jihadistes et l’implication d’acteurs régionaux et internationaux, comme la Russie et l’Iran, alliés du régime de Bachar al-Assad.

Mardi, des forces prorégime ont de nouveau été la cible de la coalition internationale près d’Al-Tanaf (sud-est), non loin des frontières irakienne et jordanienne.

La coalition menée par Washington a affirmé que ce groupe «de plus de 60 soldats» avec «un char et de l’artillerie» représentait «une menace» pour ses propres forces présentes dans ce secteur, où elle avait déjà bombardé des forces prorégime le 18 mai.

Des avions de la coalition «ont attaqué une de nos positions militaires sur la route vers Al-Tanaf, tuant plusieurs personnes et causant des dommages matériels», a confirmé l’agence Sana, citant une source militaire syrienne.

Al-Tanaf est le lieu choisi par la coalition pour entraîner des forces syriennes locales destinées à se battre contre le groupe État islamique. La coalition a établi dans un rayon de 55 kilomètres autour de la ville une zone de sécurité, dite «zone de déconfliction», où toute intrusion est considérée comme menaçante. AFP

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