Share
Lutte contre les violences sexuelles : La RDC veut s’inspirer du modèle du Royaume-uni, avec celui qui a organisé ça, est à la tête du pays

Lutte contre les violences sexuelles : La RDC veut s’inspirer du modèle du Royaume-uni, avec celui qui a organisé ça, est à la tête du pays

Lutte contre les violences sexuelles : La RDC veut s’inspirer du modèle du Royaume-uni, avec celui qui a organisé ça, est à la tête du pays. Ce n’est pas gagné !

Un an après le sommet de Londres sur la lutte contre les violences sexuelles, l’ambassade du Royaume-Uni en RDC, en collaboration avec le Bureau du Représentant personnel du chef de l’Etat en charge de lutte contre les violences sexuelles et le recrutement des enfants, a présenté officiellement hier lundi 5 octobre le Protocole international relatif aux enquêtes sur les violences sexuelles dans les situations de conflit.

La présentation dudit protocole a été précédée par des discussions en groupes d’une soixantaine d’experts œuvrant en RDC. Ces échanges ont pour objectif de partager les expériences, les efforts ainsi que les défis relatifs à la lutte contre les violences sexuelles et, à la lumière du protocole international, proposer des recommandations contribuant à l’effectivité de la mise en œuvre du Protocole en RDC.

La baronne Joyce Anelay, ministre d’Etat et Représentante spéciale du Premier ministre en matière de prévention des violences sexuelles dans les conflits, qui séjourne du 5 au 7 octobre en RDC, a pris part à la cérémonie pour recueillir les informations sur le contexte de la RDC. Pas seulement. S’enquérir aussi des progrès réalisés depuis le Sommet mondial organisé à Londres en juin 2014 sur la Prévention des violences sexuelles dans les zones de conflit.

Le Royaume-Uni encourage une réponse coordonnée aux violences sexuelles et à celles basées sur le genre en RDC. Il contribue aux efforts du gouvernement congolais et de ses partenaires dans la mise en place d’un système plus efficace pour s’attaquer aux causes profondes des violences sexuelles, et assurer aux victimes de meilleurs services.

La Représentante personnelle du chef de l’Etat en charge de lutte contre les violences sexuelles, Jeanine Mabunda, explique qu’  » avec ce protocole désormais il y a un mode d’emploi, une proposition de travail, un outil de méthodologie pour que nos magistrats puissent éventuellement s’inspirer d’expériences extérieures pour faire leurs enquêtes.  »

Jeanine Mabunda indique aussi que la première chose était de parler ensemble de protocole, de l’expérience de la Grande Bretagne dans cette matière. «  Maintenant nous avons reçu le protocole, la deuxième étape sera de le vulgariser auprès de ceux qui rendent la loi et utilisent le livre de loi pour rendre justice. Ça implique des formations, la sensibilisation mais pour un public précis, le ministère de la Justice, l’administration du ministère de la Justice, les magistrats militaires et civiles. Il ne faut pas oublier aujourd’hui que la justice militaire et civile applique fonctionne en matière de viol, c’est juste un complément, une addition qui nous permet de renforcer les bases existantes.  »

A la question de savoir s’il y a un chronogramme dans l’application de ce protocole, La Représentante personnelle du chef de l’Etat en charge de lutte contre les violences sexuelles a dit qu’il faut être pratique et concret. «  Le protocole nous l’avons reçu aujourd’hui, ça implique plusieurs acteurs, entendu que les Ong ont voulu que l’outil de travail soit traduit en langues locales, il faudra tenir compte de tous ces paramètres pour proposer un chronogramme qui sera connu, qui sera aussi discuté avec le haut responsable de la Justice qui est le ministre de la Justice pour qu’à partir de là nous pouvons voir comment diffuser et rendre applicable cet outil de travail. »
Forum des As

Laisser un commentaire