AFRIQUE REDACTION . L'information en continu ! Afrique au cœur de l’actualité...Infos News sur la RDC, les brèves de la dernière minute. Synthèse sur l’actu internationale. rdcongo-kinshasa, Nord et Sud KIVU, Kinshasa, Bas Congo, Dongo, Equateur, Maniema, Lubumbashi, les deux Kasai. Rédacteur en Chef : BONGOS Roger
Créé le 05.03.10 à 07h22 - AFRIQUE REDACTION | LES BIDONVILLES | AFRIQUE | Mis à jour le Vendredi 05.03.10 à 08h30. Par : Le Blog de Beaugas-Orain DJOYUM
Arsène Ijambo, Sg de la société des architectes de la Rdc. : « Le programme cinq chantiers pour gérer les bidonvilles »

La population de Kinshasa est estimée à 10 millions d’habitants. On estime le taux de croissance démographique entre 3 et 5%. Ce qui signifie un minimum de 400 000 habitants par an à Kinshasa. Cela veut dire dans ce contexte que l’on doit avoir au minimum 120 000 logements à construire par an. Dans le contexte économique que connaissent nos pays en général, il y a une réelle difficulté à couvrir ces besoins. Automatiquement, l’auto-prise en charge des populations conduit à la création des bidonvilles. Les problèmes sont les difficultés d’accès à l’eau, à l’énergie, à la propriété foncière.
Il y a toute une série d’outils juridiques en matière de décentralisation qui a été prise. Ces outils sont en phase d’application. Actuellement, nous sommes dans un programme qu’on appelle les cinq chantiers. Il y a un volet qui est consacré au logement et sur lequel il y a une série d’actions qui sont mises en place. Un autre volet consiste à participer à ce type d’atelier pour capitaliser les expériences des autres pays.
Georges Compaoré, géographe, Université d’Ouagadougou (Burkina Faso) : « Pas de notion de bidonville au Burkina »
Selon le recensement de 2006, Ouagadougou compte environ 1, 5 millions d’habitants. La notion de bidonville n’est pas connue au Burkina Faso. Nous parlons plutôt d’habitats spontanés. Ce sont des habitations précaires qui se développent autour des périphéries urbaines d’Ouagadougou. Les autorités du pays procèdent par ce qu’on appelle la parcellisation, la mise en place des infrastructures sociaux de base au fur et mesure de l’installation des populations. Cette stratégie vise à maintenir les populations sur place. Les problèmes de ces habitats spontanés sont les mêmes que l’on rencontre dans les bidonvilles. Ce sont les problèmes d’alimentation en eau potable, d’accessibilité, d’assainissement, de surpeuplement et de pauvreté urbaine. Comme solutions pour gérer ces problèmes, il y a des plans de lotissements et d’assainissement. Les autorités les offre un minimum d’infrastructures nécessaires à la vie urbaine.
Mamadou Lamine Diouf, administrateur général fondation Droit à la ville (Sénégal) : « A Dakar, nous ne sommes pas encore venus à bout des problèmes »
Nous avons des bidonvilles au Sénégal. Dans les villes à croissance rapide, dans les capitales régionales et même à Dakar la capitale, on en trouve. Les principaux problèmes que rencontrent ces bidonvilles sont la promiscuité, l’insalubrité et l’insécurité foncière. A Dakar, il y a des quartiers comme Pikin, Arafat qui sont considérés comme des bidonvilles. Nous ne sommes pas encore venus à bout de ces problèmes, c’est la raison pour laquelle nous sommes au Cameroun. Il y a néanmoins des stratégies qui sont développés. Nous essayons de reformater ces bidonvilles caractérisés par le manque d’espace afin réaliser les équipements collectifs et les équipements de base.
Abdoulaye Issa, maire commune de Niamey IV (Niger) : « Gamkalé, bidonville de Niamey »
Les problèmes des bidonvilles partout en Afrique et dans le monde sont les mêmes. Constructions anarchiques, occupations à titre précaire, insuffisances des infrastructures de base, etc. Cela pose un véritable problème pour la vie de nos concitoyens. Niamey ne fait pas l’exception. A Niamey, l’on compte environ 1,2 millions d’habitants. Dans le cadre de cet atelier nous allons étudier le cas d’un quartier à Niamey. Il s’agit du quartier Gamkalé. Dans ce quartier vous retrouvez tous les problèmes cités plus haut. Au sortir de cet atelier, nous comptons recevoir des éléments pour monter un dossier solide qui pourra être financé par l’Onu-Habitat et l’Union européenne. Mais je ne reste pas les bras croisés en attendant les lendemains meilleurs. J’essaye autant que faire se peut de ramasser les immondices. A l’époque, il y avait des ordures un peu partout dans ce quartier, aujourd’hui nous parvenons à collecter régulièrement les ordures dans ce quartier avec des conteneurs qui y sont placés. Ce n’est pas suffisant parce qu’il manque d’infrastructures routières pour accéder à certains endroits qui devraient bénéficier des actions de la mairie.
Ven 5 mar 2010
1 commentaire
Je me souviens qu'en partant de Niamey,en 2007 en avion, je me suis écrié:"..les poubelles de Niamey à ciel ouvert"
Je suis resté à Niamey de 2008 à 2009 et j'ai découvert petit à petit (vous savez comme la chanson..l'oiseau fait son nit...) que des lieux avec container étaient mis en place, que des gardiens de poubelles sauvages réprimaient les petits fénéants se faisaient rapeller par ceux-ci! Ok c'est déjà pas mal mais en amont, justement...une bonne éducation parentale est indispensable..c'est aussi un problème de culture et d'éducation...je pense aux fadas qui pourraient être les foyers de sensibilisations de prise de conscience qu'est un meilleurs avenir d'hygiène...pour autant que votre gouvernement vouss en donne les moyens et fasse preuve de vraie volonté politique...voilà c'est tout pour aujourd'hui et courage Monsieur le Maire, nous sommes avec vous. El nassara