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Mali: l’insécurité au nord du Mali provoque le déplacement de près de 2.000 personnes en deux mois  selon (OCHA)

Mali: l’insécurité au nord du Mali provoque le déplacement de près de 2.000 personnes en deux mois selon (OCHA)

Mali: l’insécurité au nord du Mali provoque le déplacement de près de 2.000 personnes en deux mois selon (OCHA)
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Environ 2.000 personnes ont quitté le nord du Mali à cause de l'insécurité entre décembre et janvier, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Dans un rapport publié mercredi, l'OCHA indique que près de mille personnes ont quitté Anéfis, dans la région de Kidal, pour aller à Bourem, dans la région de Gao "en raison de l'alerte de combats entre groupes armés dans la zone".

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Mali: l'insécurité au nord du Mali provoque le déplacement de près de 2.000 personnes en deux mois

Environ 2.000 personnes ont quitté le nord du Mali à cause de l’insécurité entre décembre et janvier, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Dans un rapport publié mercredi, l’OCHA indique que près de mille personnes ont quitté Anéfis, dans la région de Kidal, pour aller à Bourem, dans la région de Gao « en raison de l’alerte de combats entre groupes armés dans la zone ».

Dans la région de Tombouctou, un conflit entre communautés touaregs a poussé plus de mille autres personnes à se déplacer à l’intérieur du cercle de Gourma Rharous.

Par ailleurs, dans la région de Ménaka, des conflits intercommunautaires ont également provoqué le déplacement de nombre de ménages, tandis que l’arrivée de 400 personnes en provenance du Niger a aussi été enregistrée dans la même zone.

« L’année 2016 s’est achevée avec une recrudescence inquiétante des contraintes d’accès humanitaire enregistrées au Mali », précise l’OCHA.

Toutefois, le nombre et la nature des contraintes enregistrées démontrent que « le contexte opérationnel est toujours extrêmement volatile » dans les régions du centre et du nord, constate l’OCHA.

« La criminalité, les actes terroristes et la présence de groupes armés demeurent des obstacles majeurs à l’accès humanitaire au nord du Mali », déplore l’OCHA.

L’insécurité due au banditisme, aux conflits intercommunautaires et à la présence des groupes armés reste encore volatile dans les régions de Gao, Kidal, Tombouctou, Mopti et une partie de la région de Ségou, souligne le rapport.

Des violations des droits humains y sont fréquemment constatées. Mais, déplore l’organisation, « la peur des représailles et la stigmatisation sociale des survivants ou survivantes entraînent une faible déclaration des cas de violences basées sur le genre (VBG) ».

Les partenaires humanitaires estiment qu’en 2017, 18.500 femmes et filles sont à risque de violences sexuelles. Ainsi pour l’OCHA, « il est crucial et urgent de mobiliser plus de ressources pour renforcer et étendre les interventions contre VBG » tant au niveau de la prévention que de la prise en charge des survivantes dans toutes les localités des régions affectées par le conflit armé et les violences.

Les organisations humanitaires au Mali ont récemment lancé un appel de fonds de 293 millions de dollars (environ 172 milliards de FCFA) pour venir en aide à près d’un million et demi de personnes touchées par la crise.

Ces ressources doivent servir à la mise en œuvre du Plan de réponse humanitaire 2017 élaboré par les principaux acteurs humanitaires au Mali. En tout, près de 140 projets sont prévus, principalement dans les régions du nord et du centre du pays qui sont affectées par le conflit et les violences. Avec agence

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