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MALI: PLUSIEURS JIHADISTES TUÉS À LA FRONTIÈRE IVOIRIENNE

MALI: PLUSIEURS JIHADISTES TUÉS À LA FRONTIÈRE IVOIRIENNE

Depuis la semaine dernière, les commandos parachutistes de l’armée et des soldats basés en temps normal dans la région de Sikasso, mènent des opérations militaires contre les jihadistes, le long de la frontière avec la Côte d’Ivoire | AFP/Archives | Kambou Sia


L’armée malienne a tué plusieurs jihadistes dans le sud du pays, limitrophe de la Côte d’Ivoire, et détruit leur principal camp situé dans une forêt qui jouxte la frontière, a affirmé jeudi à l’AFP un officier de l’armée malienne sur le terrain contacté par téléphone.

« Nous venons de détruire le principal camp militaire des jihadistes au sud, dans la forêt de Sama (située à la frontière) avec la Côte d’Ivoire. Plusieurs jihadistes ont été tués, d’autres arrêtés », a déclaré cet officier, qui a requis l’anonymat.

Depuis la semaine dernière, les commandos parachutistes de l’armée, communément appelés « Bérets rouges », et des soldats basés en temps normal dans la région de Sikasso, mènent des opérations militaires contre les jihadistes, le long de cette frontière, a ajouté cet officier sous le couvert de l’anonymat.

Selon une autre source militaire malienne, « des armes, des munitions, des motos, ainsi que des documents stratégiques » ont été saisis dans le camp.

Une source humanitaire sur place a précisé que deux militaires maliens avaient été blessés au cours des opérations.

Selon les mêmes sources militaires, les opérations de l’armée malienne se poursuivaient jeudi notamment à Fakola, à environ 20 km de la frontière, attaquée le 28 juin par des jihadistes présumés, qui avaient saccagé des bâtiments administratifs et de sécurité, une incursion revendiquée par le groupe Ansar Dine.

Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l’année vers le centre, puis à partir de juin au Sud, près des frontières ivoirienne et burkinabè.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, dont Ansar Dine, après la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Bien que les jihadistes aient été dispersés et en grande partie chassés de cette vaste région à la suite du lancement, en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, des zones entières échappent encore au contrôle des autorités maliennes comme des forces étrangères.

 

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